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La Cenco continue sa mission de bons offices. Elle pense amener les forces politiques et sociales à de nouvelles négociations politiques. Lundi; elle a rencontré le Rassemblement; mardi, elle a eu langue avec les parties prenantes au dialogue de la cité de l’UnIon africaine.


Si la Cenco inspire confiance de part et d’autre, le « Rassemblement » s’interroge sur la sincérité du chef de l’Etat qui serait en train de manipuler le clergé; question de gagner du temps avant de rebondir.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) continue, sans désemparer, ses consultations. Mais aussi sans crier sur les toits. Depuis lundi, elle reçoit différents protagonistes à la crise congolaise. Après l’aile dure de l‘Opposition’, c’est-à- dire les parties et plateformes politiques qui n’ont pas adhéré au dialogue de la cité de l’Union africaine, c’était le tour mardi de la Majorité présidentielle et de l’Opposition pro-dialogue de la cité de l’UA de franchir le seul du Centre interdiocésain où la Cenco organise ses consultations. Si lundi, les choses se sont passées normalement, les déclarations d’hier mardi ont jeté un doute sur la démarche de l’Eglise catholique.

Evidemment, le «Rassemblement» des forces politiques et sociales acquises au changement devait en principe transmettre hier mardi son cahier des revendications. Jusque tard dans la soirée, une petite équipe travaillait sur le projet et, selon des sources, elle pourrait finaliser son travail ce mercredi.

S’il ne trouve aucun inconvénient à la démarche de la Cenco, Je « Rassemblement» se pose une série de questions pour juger de la pertinence du message porté par l’Eglise catholique. Comme toujours, c’est le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui pose problème. Des indiscrétions glanées auprès des sources généralement bien informées, il nous revient que l’Eglise catholique aurait été approchée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, pour recadrer le travail réalisé à la cité de l’Union africaine sous la facilitation d’Edem Kodjo.

Sans pour autant remettre en cause la bonne foi de l’Eglise catholique, le « Rassemblement» craint que le chef de l’Etat n’ait embarqué la Cenco dans une démarche qu’il pense récupérer au moment opportun pour se refaire une nouvelle identité. Autour d’Etienne Tshisekedi, la personne de Joseph Kabila ne cessera pas si tôt d’intriguer. Les plus sceptiques au sein du Rassemblement se montrent inquiets « Kabila ne chercherait-il à distraire l’aile dure de l’Opposition en lui faisant miroiter un 2éme round de dialogue ? Ne serait-ce pas un piège destiné à baisser la tension en attendant qu’il ne rebondisse le moment venu ? ».

L’inquiétude du Rassemblement s’inspire d’une vieille maxime latine qui dit : « Je crains les Grecs, même quand ils font des présents ». Et lorsque le président Kabila – le même qui a qualifié d’ « accord historique » le consensus issu du dialogue de la cité de l’UA – embarque la Cenco dans un nouveau cycle de négociations politiques, le « Rassemblement » estime qu’il y a une bonne raison de douter de sa bonne foi.

Faut-il croire en la sincérité de Kabila ? Autour de Tshisekedi, la question est sur toutes les lèvres. Hier mardi, la question a fait l’objet d’intenses débats en interne. Dans tous les cas, tout en craignant une volte-face de Kabila, le « Rassemblement» ne ferme pas la porte à l’initiative de la Cenco.

KAMERHE AUSSI ÉMET DES DOUTES

Hier mardi, Vital Kamerhe, signataire pour le compte de l’Opposition de l’accord politique du 18 octobre 2016, a jeté le pavé dans la mare. En affirmant tout haut sur actualité.cd qu’au terme des consultations de la Cenco, «il ne sera jamais question d’un autre dialogue », le président de l’UNC a jeté de l’huile au feu. Vital Kamerhe a poussé son outrecuidance en laissant entendre que « Si nos amis du Rassemblement ont une meilleure proposition, ils n’ont qu’à nous la donner puisqu’on nous a parlé du rapport du conclave. Et nous avons tous parlé du dialogue.

Mais la différence entre eux et nous, c’est que nous avons parlé de la transition. Et leur transition est un régime spécial. Pour eux, il faut mettre de côté la Constitution. Ce qui est inacceptable aux yeux du peuple congolais ». Le ton est méprisant sinon moqueur.

De qui Kamerhe tient-il toutes ses assurances? Est- ce de Kabila ou de son ancienne-nouvelle famille politique, la MP?

Si c’est vrai que Kabila est derrière la démarche de la Cenco, il devrait, dans ce cas, rassurer tout le monde en envoyant des signaux qui attestent de sa bonne foi. Sinon, il donnera raison au « Rassemblement» qui continue de penser qu’il voudrait, misant sur le temps, démobiliser l’aile dure de l’Opposition, et de l’autre, séduire la communauté internationale en tentant, de manière subtile, à satisfaire à son désir d’un dialogue incluant les parties à la crise qui avaient rejeté le dialogue d’Edem Kodjo.

C’est dire que la mission de bons offices dont s’est porté garant le clergé dépend avant tout de Kabila. Sans la décourager sur cette voie, la Cenco doit obtenir du chef de l’Etat plus de garde-fous pour ne pas se retrouver en dindon de la farce lorsque le chef de l’Etat aura obtenu ce qu’il voulait dans la mission qu’il vient de lui confier. L’Eglise catholique devrait prendre toutes les précautions d’usage, tout en évitant de jouer le jeu de Joseph Kabila.

Quid ? Le peuple congolais, qui a atteint un degré de maturité politique indéniable, n’est pas dupe du tout. Par conséquent, il ne se laissera pas embarquer dans un schéma qui se démarque de ses aspirations les plus profondes, lesquelles se résument en uns seul mot l’alternance démocratique. D’où, la Cenco est prise au mot et ne pourrait pas être justifiée si jamais elle s’écartait de ce principe intangible.

Par LE POTENTIEL
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