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C’est au cours de sa conférence de presse d’hier, mercredi 23 novembre 2016, que la Mission des Nations Unies au Congo-Kinshasa a confié cette réaction. La désignation de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement de transition est un des éléments décisifs du processus qui doit mener à la résolution de la crise politico-électorale actuelle en RDC. Mais, pour que ce processus s’effectue dans l’apaisement, il faudrait que toutes les forces politiques majeures restées en marge puissent être embarquées. Il y va de l’intérêt supérieur du Congo-Kinshasa. Les bons offices de la CENCO apparaissent ainsi comme un tremplin pouvant permettre à arracher, avec brio, ce large consensus. D’où, la Monusco crie-t-elle son appui à l’initiative des Evêques de l’Eglise Catholique.

S’il est évident que les élections ne pourront plus être organisées en RDC durant cette année et qu’ainsi, il appert clairement que le processus électoral connait un couac, les options pour résoudre ce casse-tête divisent. Alors que depuis le 18 octobre 2016, il existe un compromis indiquant un modus operandi pour décanter l’impasse électorale, un problème perdure.

Il s’agit du manque de consensus assez large sur les résolutions de l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine. Lassé des exigences des non signataires de ce texte, le président Kabila, avec l’encouragement de plusieurs acteurs politiques, est passé à l’exécution de l’Accord, en nommant le Chef du Gouvernement qui devra mener le pays pendant la transition de 2016 à 2018. Le go donné à l’exécution de cet Accord politique sans avoir acquis une large adhésion du Rassemblement, du Front pour le Respect de la Constitution et autres, consacrerait la logique de l’affrontement, désormais, dans la scène politique, pour nombre d’analystes.

Vivement un large consensus

La Mission des Nations Unies au Congo-Kinshasa, depuis des lustres, appelle les parties prenantes au conflit congolais à trouver une voie de sortie pacifique pour résorber les divergences de vues qui les oppose. A l’aube de la date ultime à problème, à savoir : le 19 décembre 2016, cet appel est de plus en plus relayé par la communauté internationale. Ce, malgré l’option levée d’appliquer l’Accord du dialogue sans large consensus. Sans l’adhésion du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement ainsi que d’autres plateformes de l’Opposition, l’horizon fin 2016 risquerait d’être bien tumultueux pour la RDC. Par ailleurs, ni la transition, ni même les élections à venir ne pourront être apaisées sans une forte adhésion. Ainsi, des Etats-Unis d’Amérique à l’Union Européenne, les voix s’élèvent, en s’accordant au son de cloche de la Monusco, pour demander au Gouvernement et à l’Opposition de trouver un terrain d’attente, en prenant l’Accord du dialogue comme document de base. ‘’L'Union européenne soutient pleinement l'action en cours de la Conférence Episcopale Nationale du Congo qui contribue à forger un consensus indispensable et large sur base de l'accord du 18 octobre. Il est essentiel que le gouvernement et l'opposition coopèrent constructivement ‘’, dixit l’UE dans une déclaration rendue public hier. Pour sa part, la Monusco en plus des consultations de la CENCO, clame poursuivre ‘’toujours les bons offices pour faire aboutir le processus électoral à terme‘’.
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