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*En cette période de préparation des festivités de fin d’année et, à l’approche des échéances constitutionnelles, des appels au calme et au dialogue se multiplient en RDC. Dimanche dernier, l’église catholique a demandé aux acteurs politiques et sociaux congolais de transcender leurs divergences pour privilégier la voie de la paix. Les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne et l’ONU ont lancé des messages dans ce sens. Ces appels produisent-ils des effets escomptés auprès des destinataires ? On est en droit de se poser la question, dès lors que l’on constate que la joute verbale, dans l’arène politique, semble loin de s’y plier. Et, pourtant, en l’absence de la paix, nul n’est à l’abri. Ici, même les acteurs politiques parmi ceux qui, depuis les événements tragiques de septembre, s’évertuent encore à faire l’apologie de la violence, sont, eux aussi, exposés. Aujourd’hui plus qu’hier, faudra-t-il rééditer les mêmes exploits hideux, sacrifiant des vies humaines en décembre prochain, alors que les voies du dialogue et du consensus sont encore ouvertes ? Sinon, à quoi servirait l’Accord politique ou, encore, les efforts engagés, jusqu’ici, par la CENCO ? Donc, Réfléchissez-y, avant d’agir à l’aveuglette ! En tout cas, l’heure a sonné pour que le langage de la rue, avec son florilège de malheurs, cède, enfin, la place à la politique d’échanges constructifs et des discussions franches sur l’essor merveilleux de la RD. Congo, au-delà du 19 décembre 2016.

Que se serait-il passé si, dans la journée de jeudi 24 novembre 2016, le Gouverneur de la ville de Kinshasa n’était pas intervenu personnellement pour désamorcer la grogne des taxi-motos, communément appelés ‘‘Wewa’’, qui menaçaient de battre le macadam, ce vendredi 25 novembre ? Alors que toutes les manifestations à connotation revendicative sont interdites, les ‘‘Wewa’’, lésés dans leurs droits, envisageaient de manifester publiquement leur mécontentement contre une mesure de la police interdisant la circulation des motos au-delà de 18 heures. Si à la grogne des ‘‘Wewa’’, on associait les manifestations annoncées par plusieurs mouvements citoyens pour marquer leur opposition à l’Accord du 18 octobre. L’atmosphère politique n’est pas du tout à l’apaisement. Par-ci, on entend parler d’une opération ‘‘Bye-bye’’, par-là, d’un ‘‘compte à rebours’’ ou de ‘‘carton rouge’’. Pour éviter le chaos, les USA, qui ont de grandes oreilles, ont invité le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au Changement, incarné par Etienne Tshisekedi, à abandonner la rhétorique virulente pour apporter des propositions constructives. Au même moment que le Gouvernement devrait faire des concessions IMPORTANTES pour favoriser la conclusion d’un large compromis politique inclusif autour du calendrier électoral, la gestion consensuelle de la transition et sur toutes les questions qui continuent à fâcher. Largement soutenue par la Communauté internationale, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) mène des consultations auprès des principaux acteurs politiques impliqués dans l’actuelle crise politico-électorale, afin de réduire les divergences entre le contenu de l’Accord du 18 octobre et la Feuille de route du Rassemblement et Alliés. Depuis plus d’une semaine, maintenant, avec la nomination d’un Premier Ministre issu de l’Opposition ayant pris part au Dialogue, on sent une certaine détermination du Président de la République à appliquer intégralement l’Accord politique du 18 octobre. Dans les jours qui viennent, si pas ce week-end ou en début de semaine, les Congolais devraient connaître la composition du Gouvernement Samy Badibanga, lequel est censé amener le pays aux élections démocratiques en avril 2018. Une échéance que voudrait réduire la médiation de la CENCO. Presqu’en échos, le Chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, hier, jeudi 24 novembre, en marge de la conférence ministérielle organisée en prélude au Sommet de la Francophonie qui se tient en début de semaine prochaine à Antananarivo, capitale de Madagascar, a très ouvertement lancé un appel à la tenue d’un second round de discussions incluant Tshisekedi et Moïse Katumbi. Pendant que les uns et les autres tergiversent, les échéances constitutionnelles approchent. Curieusement, aucun camp ne baisse la garde. Pourtant, les Congolais ont, encore, dans la mémoire les tristes événements du 19 et 20 septembre dernier et les violentes manifestations anti-glissement du 19 au 23 janvier 2015. Des scènes macabres que personne ne veut revivre en RDC. Il faut faire vite pour trouver un compromis afin que les fêtes de fin d’année 2017 et de nouvel an 2018 se passent dans la paix totale, mais aussi et surtout que la voie des élections soit grandement ouverte.
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