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*La décision avait été publiée, le 20 octobre 2016, par les princes de l’Eglise Catholique. Et, comme ils n’ont pas l’habitude de se dédire, ils demeurent, logiquement, sur cette même lancée. Après de bons offices offerts pour aplanir les divergences au sein de la classe politique sur l’après 19 décembre sans gain, nombreux sont ceux qui craignent le pire en RD. Congo. Entretemps, le président Kabila est passé à l’acte pour exécuter l’Accord Politique issu des assises de la Cité de l’Union Africaine. Alors que le Rassemblement ne désarme, quant à son chronogramme du préavis donné au Raïs. Pour la Conférence Episcopale Nationale du Congo, l’heure est donc à la prière pour implorer une intervention divine. Décryptage !

La scène politique Rd. Congolaise est en ébullition depuis la nomination de Samy Badibanga Ntita au poste de Premier ministre du pays, ce jeudi 17 novembre 2016. En posant cet acte, le Président Kabila passe, décidément, à l’exécution des dispositions de l’Accord politique sorti du dialogue présidé par Edem Kodjo. Si bien de partis politiques et forces de la société civile souscrivent au schéma tracé dans le compromis politique de la Cité de l’Union Africaine, il n’en est pas le cas pour tout le monde. D’où, la crise au pays est-elle loin d’être résolue. Le Rassemblement mené par le tandem Tshisekedi-Katumbi ainsi que le Front pour le Respect de la Constitution sortie des entrailles du MLC de Bemba continuent de tonner et de contester. Déjà, ce samedi 19 novembre 2016, malgré l’interdiction des manifestations publiques d’envergure par l’Hôtel de Ville de Kinshasa, le Rassemblement programme un meeting pour insister sur le préavis donné au Chef de l’Etat dont l’expiration de son deuxième et dernier mandat intervient, théoriquement, le 19 décembre à 23 heures 59’. Toujours sur cet élan, le Front pour le Respect de la Constitution appelait, ce jeudi 17 novembre, le Raïs à respecter l’article 220 de la Constitution, en quittant de lui-même, le Palais de la nation, ce jour-là. S’il le fait, il en sortira grand, déclarait Eve Bazaïba. A contrario de toutes ces vues, la mouvance au pouvoir souscrit à l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui indique sans ambigüité que le président en place ne peut quitter que s’il y a un successeur élu. Dans leur entendement, ces plateformes doivent souscrire à l’Accord qui indique, désormais, un nouveau chronogramme pour la bonne marche du processus qui conduira les congolais aux élections. Ce n’est qu’ainsi qu’un président élu peut surgir pour réclamer l’imperium à Kabila. Les contradictions persistent et avec elles, un regain de tension s’enregistre au sein de la scène politique, à l’approche du 19 décembre. Les non-dialogueurs et les dialogueurs se regardent en chiens de faïence, tout en se promettant ceci ou cela. Calmer le jeu pour que le pays évite le chaos au virage de fin décembre sera, certainement, un des tous premiers casse-têtes du Gouvernement Badibanga. Quoi qu’il en soit, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo –CENCO- conformément au vœu du Pape François ont pris leur bâton de pèlerin pour frapper aux portes des quartiers généraux des politiques ou, mieux, des cœurs des ténors de ces QG afin de dénicher un modus operandi ou vivendi pouvant décanter de manière consensuelle, l’impasse politico-électorale en gestation au pays. Jusqu’ici, les inlassables efforts humains des pères de l’église semblent ne point porter des fruits. Le Président Joseph Kabila, un des demandeurs de ces bons offices, en a pincé quelques mots dans son oral sur l’Etat de la nation, le mardi dernier, devant le congrès. Réunis à Kinshasa, du 19 au 20 octobre 2016, le Cardinal Monsengwo, les Archevêques et les Evêques ainsi que les membres du comité de suivi du processus électoral de la CENCO ont eu à se pencher avec tout le sérieux possible sur les contours de la crise actuelle. Pour eux, à tout dire, le salut se trouve dans un brassage entre les recommandations du conclave du Rassemblement et celles de l’Accord du dialogue. Mais, hélas, à l’approche de dates à problème, les acteurs en présence maintiennent, paradoxalement, des positions tranchées. D’où, pour ces hommes de foi, faut-il que les chrétiens puissent implorer l’intercession de la Sainte Vierge Marie et les grâces du bon Dieu ce dimanche 20 novembre 2016, avant l’entame du mois de décembre. Loin de se fatiguer, selon Marcel Utembi, président de la CENCO, les Evêques offrent toujours leurs bons offices pour rechercher la paix par une solution consensuelle de l’impasse protéiforme que vit le Congo-Kinshasa.
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