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La Radio France Internationale (RFI) révèle ce dimanche une vaste affaire d'escroquerie impliquant un colonel de la police et des services secrets burundais, des négociants moyen-orientaux et des groupes armés de l'Est de la RDC, y compris l'armée congolaise.Des exports de l’ONU ont découvert, après « vérifications », que la quantité d’or exporté officiellement du Burundi vers Dubai, dans l’Émirats arabes unis dépassait les 3 tonnes, c’est-à-dire plus de sept fois le chiffre officiel annoncé par Bujumbura, renseigne la RFI.

Selon la radio française, les enquêtes de ce groupe d’experts onusiens ont révélé qu’à côté d’une petite production locale, la plus grosse partie de l’or exporté par le Burundi provient surtout du Sud-Kivu et du Nord-Katanga, après avoir transité par Bukavu puis Goma, à l’extrême Est de la République démocratique du Congo.

« De l’or qui proviendrait des groupes armés congolais, des FARDC,ainsi que des miliciens hutus rwandais des FDLR« , explique cet article de la RFI qui cite ces experts de l’ONU.


Toujours selon les rapports de ces experts onusiens, trois pays dans la région sont plus ou moins impliqués dans ce trafic : « l’Ouganda, passage de l’or en provenance de l’Ituri et du Nord Kivu, puis vient le Burundi qui sert à évacuer celui produit dans le Sud-Kivu et le nord du Katanga. On trouve à la troisième place la Tanzanie pour la production d’or du Katanga. Le Rwanda lui serait peu impliqué dans le trafic d’or. Mais ce pays est plutôt une voie de sortie pour les +3 T+, l’étain, le coltan et le tungstène, qui ne sont pas moins rentables que l’or. »

« Une fois au Burundi, les trafiquants sont en sécurité. Leurs cargaisons sont convoyées jusqu’à l’aéroport de Bujumbura par des agents de la police et des services secrets qui dépendaient du n°2 burundais, le général Adolphe Nshimirimana, jusqu’à son assassinat il y a un peu plus d’une année, selon toujours ce rapport. Sa mort n’a pas mis fin à ce trafic, qui a été récupéré par les successeurs du général Nshimirimana. Et c’est un des rouages de cette machine bien huilée qui a grippé samedi, avec l’arrestation du tristement célèbre colonel Désiré Uwamahoro« , relate la RFI dans son article à lire ici.

En mai dernier, Global Witness affirmait que l’exploitation illégale de l’or de Shabunda, à l’est de la RDC, alimente les groupes armés avec la complicité des autorités et de la société Kun Hou Mining.

Dans une publication ce dimanche 06 novembre, l’ONG américaine accuse le gouvernement congolais de ne toujours pas appliquer sa propre loi destinée à mettre fin aux conflits et aux exactions dans le commerce de minerais.

En février 2012, explique Global Witness, alors que de nouveaux combats éclataient dans les Kivus, provinces riches en minerais situées dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouvernement congolais a promulgué une loi pour contribuer à éliminer les liens entre le conflit, les atteintes aux droits humains et le commerce de minerais. En vertu de cette loi, toutes les entreprises d’exploitation et de négoce de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or doivent soumettre leurs chaînes d’approvisionnement à des contrôles, démarche appelée « devoir de diligence ». Ces contrôles visent à s’assurer que les minerais dont ces entreprises font le commerce n’ont ni incité des groupes armés à se battre, ni financé de tels combats, ni encore alimenté des atteintes aux droits humains.

Selon un autre rapport du Groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo publié en 2002, le pillage se poursuit, alimentant le conflit armé. Les experts de l’ONU s’inquiètent du rôle de groupes criminels cherchant à blanchir de l’argent, et détaillent les conséquences humanitaires catastrophiques pour la population.

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