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Des sources concordantes ont révélées qu’avant sa démission, le Premier Ministre Matata Ponyo semble avoir sollicité et obtenu du Chef de l’Etat les nominations dans certaines entreprises du portefeuille. Profitant ainsi de recaser quelques uns de ses derniers collaborateurs les plus proches à la DGI, FPI, DGDA, OCC, etc. Quels sont les limites et les dangers de cette procédure qui, pour certains, ne devrait pas aboutir ? Zoom Eco tente de répondre à cette question.

Valeur du contreseing
Admettons que les ordonnances présidentielles y relatives portaient effectivement le contreseing de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, qu’il a lui – même transmis au Chef de l’Etat le jour de sa démission tel que révélé par des sources d’AfricaNews .

Du point de vue fondement, le contreseing vient après la signature de l’acte en l’occurrence, des ordonnances présidentielles qui nomment les mandataires dans les entreprises publiques conformément à l’article 81 de la Constitution de la République.

En pratique, pour des raisons protocolaires (et non juridiques), le Premier Ministre signe avant pour que le signataire hiérarchique [ndlr. le Chef de l’Etat] ne vive pas une sorte de véto en envoyant à un inférieur hiérarchique un acte comme si le supérieur se soumettait au contrôle de ce dernier [ndlr. le Premier Ministre].

@Zoom_eco Photo Montage Sele - Matata - Kitebi

Quoi de plus normal que le PM ait transmis au Chef de l’Etat les ordonnances avec son contreseing des raisons évidentes. Par conséquent, il eut fallu que le Président de la République signa ces ordonnances avant la démission de Matata Ponyo.

Si cela a été effectif, les ordonnances auraient pu être publiées le même – jour. Bien que l’exception permet que le document signé soit aussi publié plus tard. Au cas contraire, la valeur du contreseing du Premier Ministre sortant n’a plus d’effet dès lors que sa démission était acceptée.

Piège sans nom
Des experts et observateurs avertis s’opposent à l’idée de voir Matata Ponyo, « modèle de la Bonne Gouvernance », placer ses proches collaborateurs à des postes clés quelques heures avant son départ du Gouvernement. Et surtout de le voir piéger le Chef de l’Etat à enfreindre les textes qui régissent l’administration publique dans le but de satisfaire des intérêts inavoués.

Les choses se gâtent encore lorsque des sources concordantes font état des notifications en catimini en lieu et place de rendre publiques ces ordonnances, si et seulement si elles ont été signées. « J’ose croire que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila n’a pas signé ces ordonnances lui soumises par le Premier Ministre sortant », a déclaré à Zoom Eco un acteur politique proche de la Majorité présidentielle.

A tout prendre, des questions restent entières dans l’opinion publique : qu’est – ce qui justifierait cette obstination de Matata Ponyo à avoir la main mise sur les finances publiques ? Pourquoi précipiter des nominations dans les entreprises dont le sort est réglé par l’Accord signé le 18 octobre 2016 ? En attendant des réponses à ces questions, une certaine opinion souhaite que ces nominations ne soient pas effectives pour des raisons évidentes.

Zoom Eco
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