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D’après des indiscrétions, la nouvelle équipe de l’Exécutif pourrait être dévoilée ce week-end ou, au plus tard, en début de la semaine prochaine. Le Premier ministre Samy Badibanga a entamé des consultations pour la constitution du Gouvernement de transition depuis le mercredi dernier. Hier, jeudi 24 novembre 2016, il a continué sur cette lancée pour échanger avec une délégation de la Majorité Présidentielle. Certainement qu’il va recevoir ce vendredi, les chefs de file de la Société Civile ayant pris part au dialogue dans son QG désormais institué au Kempinski Fleuve Congo Hôtel. Si la mayonnaise semble tenir et qu’ainsi, l’imminence de la venue du Gouvernement est susurrée, il n’en demeure pas moins que la problématique d’un processus inclusif perdure, jusque-là.

En effet, des voix s’élèvent à l’intérieur comme à l’extérieur du pays pour demander au successeur de Matata de chercher à faire embarquer les forces politiques et sociales n’ayant pas encore souscrit à l’élan impulsé à la Cité de l’Union Africaine. Les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Mission des Nations Unies au Congo-Kinshasa et d’autres partenaires martèlent sur cet aspect. Hier, intervenant sur les ondes de la chaîne internationale TV5 Monde, Didier Reynders, Vice-premier ministre en charge des affaires étrangères du Royaume de Belgique est revenu sur cet appel. A l’en croire, il est impérieux que le nouveau Premier ministre congolais puisse s’inscrire dans la démarche de la quête de l’inclusivité. Les initiatives des Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo sont perçues comme une planche de salut. Mais, jusqu’ici, aucune rencontre Badibanga et la CENCO n’a été officialisée ou annoncée. Néanmoins, Samy Badibanga donne un coup d’accélérateur aux consultations devant aboutir à la constitution finale de l’Exécutif central congolais. Il le fait après avoir eu des indications assez précises, le mardi auprès du Président Kabila et, aussi, les sages conseils de Matata, dans la matinée du mercredi. Toutefois, des observateurs relèvent le fait que s’il n’y pas de fumée blanche sous peu, le risque de l’enlisement de la situation pourrait être grande. Car, le temps passe. Pour entrer en fonction, les conciliabules officiels et officieux doivent se terminer de manière satisfaisante dans la globalité. Puis, doit-il avoir la nomination de ce dernier par ordonnance présidentielle, il s’en suivra un passage à l’Assemblée Nationale de nouveaux nommés pour investitures. Mais, il sied de faire remarquer que ces processus prendront du temps en cas d’atermoiement alors que le pays a des échéances devant. D’abord, la session du Parlement de la République démocratique du Congo court vers sa fin ce 15 décembre 2016 à quelques poignées de jours de la date à problème au pays, le fameux 19 décembre. Et là encore, il sied de signaler que le pays n’a pas encore un budget précis pour l’année 2017. Pire, derrière cette préoccupation, le spectre des troubles persistent dans le pays du fait que ce n’est point toutes les forces politiques et sociales qui acceptent les résolutions de l’Accord du dialogue. Même si des appels à la tempérance sont lancés à l’endroit de ces réfractaires de l’Accord, rien n’est fait, jusqu’ici, du côté Rassemblement pour désamorcer l’apocalypse du 19 décembre. Badibanga Ntita Samy est dans le viseur. Que va-t-il faire pour dénouer la crise ? Pourra-t-il convaincre le Rassemblement et consorts de se rallier à l’Accord du dialogue ? Voilà, tant de questions qui taraudent les esprits.
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