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«Quelles que soient les circonstances, nous avons le devoir de protéger les droits du député. C’est ce qu’on fait. Et les circonstances actuellement c’est quoi? Ce qu’il est poursuivi en procédure de flagrance. Voilà le rapport sur le cas Franck Diongo», a déclaré le président de l’Assemblée nationale à la Plénière de lundi 26 décembre

L’arrestation de l’honorable Franck Diongo dont le procès a été renvoyé à mercredi 28 décembre à la Cour suprême de justice -CSJ- est suivie à la loupe non seulement par la classe politique mais aussi par l’opinion nationale et internationale. Pour éclairer la Représentation nationale sur cette affaire, Aubin Minaku, président du bureau de l’Assemblée nationale de la RD-Congo, est revenu lundi 26 décembre devant la plénière, sur le déroulement des événements ayant conduit à l’arrestation de l’élu de la Lukunga à Kinshasa par les militaires. Selon ses dires, la MONUSCO, le Bureau conjoint de l’ONU aux Droits de l’Homme, l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignement -ANR- ont été mis au courant de cette arrestation pour lui apporter leur secours. Minaku a expliqué aux députés que la résidence du député a été encerclée par des militaires parce qu’il y avait trois soldats de la Garde républicaine qui ont été interpellés, molestés et acheminés dans la parcelle de Franck Diongo par les militants de son parti. Il promet que «quelles que soient les circonstances, nous avons le devoir de protéger les droits du député. C’est ce qu’on fait» en précisant que le député Diongo «est poursuivi en procédure de flagrance». Ci-dessous les faits tels qu’expliqués aux députés par Aubin Minaku.    

«J’étais alerté par le service, spécialement l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignement -ANR- au sujet du député Franck Diongo, dont la parcelle était encerclée par des soldats de l’armée congolaise. L’Administrateur général de l’ANR venait de faire appel au chef de la Police de la MONUSCO ainsi qu’au Représentant du Bureau conjoint de l’ONU aux Droits de l’homme pour un constat. J’ai répondu à l’Administrateur général de l’ANR d’abord en répondant au téléphone, parce que je l’ai fait par écrit après concernant les immunités. J’ai rappelé les immunités du député. Après j’ai suivi le dossier moi-même en appelant le chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, en appelant les responsables de la Police et de l’Armée. Effectivement, la Police de la MONUSCO et le Bureau conjoint aux Droits de l’homme sont allés à la résidence du collègue Franck Diongo et ils l’ont exfiltré de sa parcelle avec l’aide notamment des services de renseignement militaire et c’est là qu’il a été appréhendé…

Je vous ai dit que sa parcelle était encerclée. Encerclée pourquoi? Il y avait 3 soldats en civil non armés, lui-même me l’a dit, qui ont été interpellés par les militants de son parti politique. -Je dois utiliser les termes corrects-. Ils ont été interpellés, molestés et acheminés dans la parcelle de Franck Diongo. L’un deux, j’espère que c’est le major peut-être parce qu’il y avait un major, a eu le bras fracturé.

Et donc, lorsqu’ils étaient en train de crier et que les soldats de la Garde Républicaine -GR- ont compris que c’étaient trois de leurs, on peut poser la question à tout commandant des troupes partout au monde, il n’y a pas un moment si difficile quand la troupe se sent humiliée et crie vengeance.

C’est ainsi qu’il a été exfiltré notamment par la MONUSCO et le renseignement militaire. Et lorsqu’ils sont partis, Franck Diongo et ses hommes, je crois que je les ai aperçus aussi à la télé comme tout le monde, évidemment ils étaient entrés dans la panique, chacun essayait de se cacher. Ces hommes qui sont restés, ils se sont cachés dans la parcelle et ils ont été appréhendés par les forces de l’ordre. On les a acheminés à la Police évidemment.

J’ai reçu une heure après un appel d’un collègue Boris Mbuku qui est délégué du Parlement de la RD-Congo au Comité des droits de l’homme de l’Union interparlementaire depuis bientôt 4 ans probablement. Et lui-même venait d’être interpellé par le secrétaire général à partir de Genève sur le fait tel que présenté par ceux qui avaient saisi Genève. Bien évidemment, je me suis déplacé pour les services de renseignement militaire, à leur siège, et là j’ai vu le collègue. J’ai été rejoint par l’AG de l’ANR et le commandant général principal nous a expliqués pourquoi il était acheminé là-bas. C’était pour le protéger d’une certaine vengeance à la suite de l’humiliation telle que subie par les soldats. Nous avons échangé, j’ai même appelé l’honorable Boris Mbuku et l’honorable Boris a aussi échangé avec Franck Diongo.

Et bien évidemment, à chaque étape, je rappelais les immunités et ils m’ont fait savoir au niveau des renseignements militaires que leur rôle c’était de le protéger de la vengeance des soldats et qu’après ce n’était plus leur affaire. Immédiatement quand j’ai quitté les services de renseignements militaires après vérification deux heures après, j’ai appris qu’il était acheminé auprès des inspecteurs judiciaires, donc au Parquet général de la République. Et là j’ai compris qu’un dossier judiciaire était ouvert en flagrance et j’ai saisi le ministre de la Justice, une fois de plus pour rappeler qu’il était député. Et c’est la procédure de flagrance qui a été entamée…

Une fois de plus, la République est accusée de torture, arrestation arbitraire, etc. Et, là, j’essaie d’informer le jour au jour le secrétaire général de l’Union interparlementaire. Voilà le cas du dossier Franck Diongo. Les soldats étaient sérieusement tabassés et Franck Diongo, je suppose qu’il était aussi tabassé. J’ai échangé avec beaucoup d’amis de l’Opposition et aussi les députés. Quelles que soient les circonstances, j’ai le devoir, nous avons le devoir de protéger les droits du député. C’est ce qu’on fait. Et les circonstances actuellement c’est quoi? Ce qu’il est poursuivi en procédure de flagrance. Voilà le rapport sur le cas Franck Diongo. Merci».

Octave MUKENDI
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