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Moni Della croupit toujours en prison depuis le 19 septembre 2016. Pourtant, Bruno Tshibala, son compagnon de lutte depuis les années démocratie à l’UDPS, en passant par leur refuge à Brazzaville, arrêté pour les mêmes raisons que lui, a été libéré. Depuis sa cellule à la prison centrale de Makala, l’opposant anti-Kabila a salué la libération de Tshibala mais son parti- le Conade- pense que le régime doit franchir le dernier palier en libérant sans condition son leader et les autres détenus politiques. L’important étant de décrisper l’atmosphère politique polluée à quelques jours de la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila. A trois reprises, les avocats du leader de Conade ont tenté en vain d’obtenir sa liberté provisoire. Pour cause, indique le communiqué du parti, les juges ont été sommés d’imposer des surseances injustifiées en foulant au pieds le principe de droit qui consacre « la liberté comme la règle et la détention comme une exception ». C’est injustement donc que Moni Della poursuit son calvaire en taule. La Direction du parti dénonce le mensonge d’État et les cabales pour clouer un adversaire politique gênant. « Arrêter un opposant, c’est faire bonnement sa publicité et le rendre au fil de temps un personnage mythique’, explique un vieux routier de la politique congolaise. A l’époque de Mobutu, cette stratégie de nuisance avait rendu très populaire Étienne Tshisekedi.

La même chose avec le héros national, Patrice Emery Lumumba avec les colons belges et surtout l’icône sud-africaine, Nelson Mandela à l’époque de l’apartheid. Même destin presque, Moni Della ne se voit pas loin de là. Il considère « la prison et l’exil comme les antichambres du pouvoir ». Bien qu’en prison, il ne changera jamais la nature de son combat pour la démocratie et l’alternance politique. Ainsi, il remercie le président Kabila qui, selon son parti, a commandité son arrestation de manière illégale, en le faisant subir un traitement inhumain et degradant, démontrant aux yeux du monde, la cruauté du régime de Kinshasa.


Le Conade maintient le cap de la passation du pouvoir pacifique le 19 décembre. Le parti membre de l’Alternance pour la République persite dans son combat contre tout tripatouillage de la constitution. Et pour cela, Moni Della et son parti ne reculeront et ne donneront jamais des béquilles à un pouvoir agonisant de survire même un jour de plus à l’expiration du dernier mandat constitutionnel du président sortant a dit un cadre de Conade.
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