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*La Majorité présidentielle et l’Opposition prise, ici, dans son aile dure tractée, depuis Genval, par Etienne Tshisekedi, ont amorcé hier, en fin de la soirée, la phase décisive des discussions directes autour de la CENCO, au Centre Interdiocésain, devenu ainsi le nouveau foyer de concentration de toutes les intelligences politiques, réunies à la Gombe, sous la médiation des Evêques, pour une issue pacifique et rapide à la crise protéiforme qui se profile à l’horizon en RDC, au-delà du 19 décembre 2016.

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Normalement, selon la CENCO, il était question que des options soient levées sur une série de divergences dégagées, après une étude comparative établie entre l’Accord Politique du 18 octobre 2016, le Rapport final du conclave du Rassemblement du 4 octobre 2016 et le cahier des charges du Front pour le Respect de la Constitution.

Concrètement, si tout va bien, l’on s’attend à ce que ces discussions directes permettent, in fine, de lever tous les obstacles et de signer le glas de l’embellie sous forme de la réconciliation autour d’une nouvelle feuille de route ainsi que d’une gestion consensuelle du pays, après le 19 décembre.

Pour ce faire, l’entendement du concept ‘’Respect de la Constitution’’, devrait être clarifié. Tout comme les questions consécutives à la séquence, au calendrier ainsi qu’au mode de financement des élections seraient au centre d’âpres débats. A ceci, il faudrait y ajouter l’autre problématique de la transition à instituer, de la nature du compromis à trouver, sans oublier, par ailleurs, le sac de revendications basées notamment, sur la transparence du processus, avec leurs corollaires inéluctables sur la restructuration totale ou partielle de la CENI et du CSAC.

Vifs débats

Jusqu’ici, les participants à ces discussions directes tentent de se réserver à tout commentaire, conformément au code de bonne conduite adopté, le 9 décembre 2016. Mais, à en croire quelques bribes d’informations glanées dans les hautes sphères de ce face-à-face non télévisé, quelques excès de table pourraient conduire, sans nul doute, à un débordement. Au fait, un analyste pro-Majorité, dans une tribune signée hier, dans la presse locale, tentait, à sa manière, de recadrer ce qui se passe au Centre Interdiocésain. A son avis, il ne s’agirait pas-là, d’un deuxième dialogue dont les résolutions inhumeraient, d’un coup, l’Accord politique. Par contre, poursuivait-il, dans l’esprit de Joseph Kabila, les prélats étaient tenus de s’en tenir à des simples pourparlers destinés à récupérer les piliers de l’Opposition radicale non-signataire de l’Accord politique du 18 octobre 2016. Et, dans cette deuxième acception, aux yeux de cet analyste pro-Majorité, la portée des résolutions en cours des négociations sous les auspices des Evêques, aurait, plutôt, une incidence visant à améliorer ledit Accord Politique du 18 octobre 2016 et non, à le renvoyer à la poubelle de l’histoire du passage de Kodjo à Kinshasa.

Comme chacun peut le constater, l’on est, dans ce cas-là, dans quel type de virage ? S’agit-il d’un retournement des mots ou d’un débat de fond sur ces bons offices ou assises arbitrées par la CENCO ?

Tarmac

Sur le tarmac, la ligne infranchissable de la clôture des pourparlers entre les signataires de l’Accord politique, tel que conclu à la Cité de l’Union Africaine, le 18 octobre 2016, et les non-signataires dudit Accord, a été, pourtant, fixée à jeudi 15 décembre 2016. Ce sera, sans conteste, à quelques jours du 19 décembre, date de la fin théorique du deuxième et dernier mandat du Président Kabila. Comme quoi, tout ceci arrive alors que la course contre la montre est lancée.

Faits saillants

Dans un communiqué qu’il a signé, dernièrement, au nom du Conseil des Sages du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, figure emblématique de l’Opposition congolaise, l’icône dont les faits et gestes influent, de loin ou de près, sur les discussions directes engagées, depuis le 8 décembre, au Centre Interdiocésain, avait promis d’adresser un message à la nation avant le 19 décembre. Quel peut être le contenu d’un tel message annoncé ? Au fait, que peut-il mieux dire en ce moment crucial de l’histoire où la RDC est partagée entre les partisans du maintien du Président Kabila dans ses fonctions, en vertu de l’article 70 alinéa 2, de l’arrêt de la Cour constitutionnelle rendu en mai 2016 à la demande d’un groupe de Députés de la Majorité et, surtout, de l’Accord Politique ; et, les catéchumènes de l’apocalypse qui, faisant tabula rasa de tous ces textes constituant une forte ossature juridique et politique pour l’actuel Président, réclament, à cor et à cri, son départ au profit, semble-t-il, d’un ‘’régime spécial’’ ou, simplement, d’un ‘’Conseil de Transition’’ ?

Espoirs

Quoi qu’il en soit, la RD. Congo n’est ni à vendre, ni à prostituer. Au-delà du 19 décembre, le pays doit vivre. D’où, les congolais, du moins ceux qui sont épris de paix, espèrent continuer à se livrer à leurs occupations. Voilà pourquoi, ils souhaitent qu’un compromis soit conclu le plus rapidement possible, pour ne pas tout sacrifier sur l’autel des intérêts partisans. D’Etienne Tshisekedi, ils n’attendent qu’un appel à l’apaisement, comme le lui avaient recommandé, d’ailleurs, les USA, l’UE, l’Onu, la SADC, lors de leurs dernières déclarations sur la situation délétère que traverse la RDC.
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