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*Le projet d’accord dans le pipeline de l’épiscopat confirme pour l’essentiel les résolutions de l’Accord du 18 octobre
*Dans son volet électoral, le compromis en gestation conforte la justesse des prévisions de la CENI

L’accord politique négocié sous l’égide de l’Église catholique depuis le 8 décembre en vue de sortir la RD Congo de la crise est à portée de main et sera signé entre Noël et le Nouvel An, selon la médiation. Ce projet d’accord, dont un délégué aux pourparlers a résumé les grandes lignes, porte entre autres sur l’instauration d’une période de transition politique de 12 à 14 mois, permettant au chef de l’Etat Joseph Kabila de rester en poste jusqu’au scrutin qui devra être tenu "fin 2017" ou au plus tard février 2018…
Curieusement, lorsque des observateurs comparent, le projet d’accord du Centre Interdiocésain, notamment la période de transition, le respect de la Constitution, les élections etc. avec le compromis signé le 18 octobre à la Cité de l’Union africaine, on se rend bien compte que les résolutions de ces deux forums sont presque identiques. Il n’y a quasiment rien eu de nouveau au Centre Interdiocésain par rapport aux points précités. 

LA JUSTESSE DES PREVISIONS DE LA CENI

Le fait pour le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, plateforme de l’opposition née le 9 juin dernier à Genval à Bruxelles, et le Front pour le respect de la Constitution (RPRC) piloté par le MLC, ainsi que les sociétés civiles qui leur sont apparentées de souscrire à l’option de l’organisation des élections dans 12 ou 14 mois, c’est presque la même chose que la période retenue à la Cité de l’UA. Ceci confirme la justesse des prévisions du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante. 
Invité à la plénière du Dialogue politique national pour faire l’évaluation du processus électoral, le président de la Centrale électorale avait fait état, devant les 280 délégués audit forum dans un exposé qui avait duré près d’une heure, des contraintes techniques qui empêchaient son institution d’organiser les élections cette année, y compris la présidentielle et les législatives nationales dans les délais constitutionnels.
Corneille Nangaa avait démontré que la refonte totale du fichier électoral était indispensable pour la tenue d’élections crédibles et transparentes en RD Congo. Le président de la CENI avait souligné que cette opération que son institution avait déjà démarrée fin juillet dans la province du Sud-Ubangi durerait 16 mois et 1 jour.
Toutefois, Nangaa avait lancé la balle dans le camp des participants au dialogue qui, selon lui, avaient la responsabilité de lever des options, par le biais d’un accord politique, pour débloquer le processus électoral.
Dans ses avis techniques, Nangaa avait laissé la possibilité aux participants de faire le choix entre les élections au-delà du délai constitutionnel avec un fichier électoral fiable ou des élections dans les délais légaux mais avec un fichier électoral "corrompu ".

NE PAS POLITISER L’ASPECT TECHNIQUE DE LA QUESTION ELECTORALE

C’est tout cela qui a amené le président de la CENI à projeter les élections en avril 2018. Ce n’est pas très loin de février 2018 tel que le prévoit le projet d’accord du Centre Interdiocésain. C’est dire l’aspect technique de la question électorale n’est pas à politiser. Et donc s’il est de bon ton que l’opposition après avoir obtenu la présidence du " Comité de suivi de la transition " et si l’on peut concevoir que la même opposition cherche à diriger le Gouvernement, on ne saurait comprendre que des opposants se battent pour placer la CENI sous leur fourches caudines via la politique de la tabula rasa. 
Des observateurs notent que la machine électorale a déjà démarré. Et si l’on veut que les élections se tiennent dans le délai voulu par les négociateurs, on serait avisé de laisser le président de la CENI continuer son boulot. Car, qu’on l’aime ou pas, Corneille Nangaa est entrain de jouer très sérieusement sa partition pour conduire le pays aux élections. Question des observateurs : serait-ce cela qui ferait peur aux acteurs politiques plus prompts à accéder au pouvoir par des négociations que via les urnes ?
Avec le recul, l’on constate que les avis techniques que le président de la CENI, attaqué pendant un temps, avait donnés ont eu raison des calculs politiciens de certains acteurs de la vie nationale congolaise. Devant ce qui parait désormais comme une évidence pour tous, on devrait arrêter avec ce procès d’intention à l’endroit du Bureau de la Centrale électorale.
Surtout que pour le coup, les explications du président de la CENI étaient confrontées à celles des experts en matière électorale, non seulement de la RDC mais aussi de l’ONU, de la Francophonie, et des Etats-Unis. C’est après qu’il a été arrêté qu’au 31 juillet 2017 soit terminée l’opération d’enrôlement des électeurs et qu’au mois d’avril 2018 auraient lieu les élections. 
Didier KEBONGO
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