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*Dans leur mission de bons offices menée depuis un bon bout de temps, les prélats catholiques ont, finalement, mis en lumière leur conclusion. Ils soulignent la plus haute importance pour la tenue d’un deuxième round des discussions directes entre les deux parties qui constituent, au fait, les vrais protagonistes de la classe politique congolaise. Il s’agit, bel et bien, de la Majorité Présidentielle et du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. Ces deux camps, s’ils parviennent à assouplir leurs vues, épargneraient au pays de ‘’sombrer dans une situation incontrôlable’’, soutient la CENCO.

Vaut mieux prévenir que guérir, dit-on. Ce dicton mérite aussi son pesant d’or dans la situation politique qui prévaut au sein du territoire national de la RD. Congo. Sa validité résulte, au fait, de la perception, de l’intelligentsia ainsi que de la stratégie que les uns et les autres mettent en avant pour sauver la paix chèrement acquise. La Majorité présidentielle estime qu’il faut que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, fonce avec l’application de l’Accord Politique. Ce qui suppose que la formation du Gouvernement d’Union Nationale et la mise en place du comité de suivi. Chose que rejette en bloc, le camp du Rassemblement sous le leadership d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette plateforme politique campe sur ses positions qui considèrent qu’après le 19 décembre, la date réputée pour la fin du mandat du président Kabila, il faut instituer le régime spécial dans lequel le président en place ne jouerait pas le même rôle. Une telle vision est, pourtant, considérée comme une chimère, de l’avis des acteurs de la MP qui, normalement, fondent leur foi sur l’alinéa 2 de l’article 70, l’arrêt de la Cour Constitutionnelle ainsi que l’Accord politique, tel que conclu à la Cité de l’Union Africaine, sous la barbe de Kodjo, le Facilitateur désigné par l’Union Africaine et soutenu par un Groupe International d’accompagnement à la tenue du dialogue. Ces trois documents, estime-t-on, dans les hautes sphères du cénacle de la Majorité présidentielle, suffisent, à eux seuls, pour maintenir, sans atermoiements, l’actuel Président dans ses fonctions jusqu’à l’élection de son successeur élu. Agir autrement, ce serait une tentative, pour l’Opposition, fût-elle celle du Rassemblement du Sphinx Tshisekedi, de marcher par la tête, en lieu et place, de recourir à ses jambes.

Que faire ?

Chacun, selon sa peau, sa croyance et son appartenance politique, donne à ces deux jours son sens personnel. Sans oublier, bien-sûr, les prophètes et les pasteurs qui, ces derniers temps, multiplient d’intenses prières d’intercession pour implorer la grâce et la paix du Divin Protecteur sur la nation. Les autres disent ceci : «nous sommes très fiers de celui en qui nous croyons, Jésus-Christ. Son sang coulé, suffit pour notre liberté. Donc, que le peuple congolais n’ait pas peur quant à la date du 19 décembre de cette année. Le ciel ne nous tombera pas dessus. Il ne changera pas, non plus, sa couleur habituelle». Entre-temps, Etienne Tshisekedi et ses alliés disent avoir déjà promis un dernier carton rouge. En comptant décréter leurs manifestations alors qu’elles sont interdites par l’autorité publique, les choses ne se dessinent pas très bien d’ici la fin de cette année. L’inquiétude du peuple congolais est prévisible dans son langage et surtout, dans ses anticipations au niveau des approvisionnements en biens de consommation pour traverser la fameuse période d’après le 19 décembre. On dirait que la population revoit encore, d’une manière ou d’une autre, les tragiques événements du 19 au 20 septembre dernier. En tout état de cause, si est seulement si, le peuple congolais est au centre de l’action politique, il s’avère impératif, pour les acteurs majeurs, de réinventer de l’espoir à 16 jours moins, avant le 19 décembre. Tenez ! Le 25 décembre, les gens veulent festoyer convenablement. Et, le 1er janvier, la Bonne Année est très attendue... Chacun compte y arriver sain et sauf.

A qui la responsabilité ?

Oui, il faut l’affirmer sans vergogne. Parce que la CENCO sur laquelle les espoirs étaient tournés, s’est, malheureusement, frottée les mains. Sur les divergences résiduelles entre la MP et le Rassemblement, elle estime qu’autour d’une table, dans un format réduit, un compromis politique est encore possible, si les parties prenantes s’y engagent et font preuve de bonne volonté. «L’heure est grave…», a-t-elle lancé son cri d’alarme. Venir autour d’une table est possible mais qui prendra une telle initiative en ce temps de vache maigre et de doute entretenu ? Entre les suspicions et l’anathème, la CENCO, bien qu’elle réitère sa disponibilité à jouer aux bons offices, préconise, dorénavant, des discussions franches et directes sur les divergences résiduelles entre les protagonistes.
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