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Les évêques congolais et les négociateurs chargés de trouver une transition pacifique au Congo ont travaillé toute la nuit jusqu'à 5 heures, samedi matin, pour avancer dans la mise au point d'un accord avant de rejoindre leurs diocèses pour la célébration de la Nativité.

"Les difficultés sont aplanies à 95%", a déclaré Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale congolaise (Cenco) et la signature de l'accord est programmée pour vendredi prochain.

"Il faut trouver qui va signer dans chacun des camps", indique à La Libre Belgique une source à la Cenco, "et voir comment la population va avaler ça".

Les deux parties se sont en effet entendues pour que Joseph Kabila, honni par une grande part des Congolais, reste au pouvoir un an de plus que ce que lui permet la Constitution, soit jusqu'à l'élection de son successeur (qu'il n'a pas organisée dans les temps cette année); celle-ci est fixée, en même temps que les législatives à la fin 2017. "Mais il y a des garde-fous", précise la source à la Cenco. Ainsi, l'accord précise qu'on ne touchera pas à la Constitution, "ni par révision, ni en organisant un référendum à cette fin, et que (le Président) ne pourra donc pas se présenter à un troisième mandat".

En outre, un comité de suivi sera chargé de contrôler l'application de l'accord et son exécution. Selon Mgr Utembi, ce poste a été attribué à l'opposition non signataire de l'accord du 18 octobre, qui autorisait Joseph Kabila à rester en place, en dépit de la Constitution, jusqu'à après avril 2018, en échange d'un poste de Premier ministre.



Le Premier ministre au parti de Tshisekedi

C'est le Rassemblement d'opposition, présidé par le vieil opposant Etienne Tshisekedi et non signataire de l'accord du 18 octobre, qui se voit attribuer le poste de Premier ministre. Exit, donc, le nouveau gouvernement investi jeudi dernier par l'Assemblée nationale, composé de 67 membres et dirigé par le Belge Samy Badibanga.

Par ailleurs, la composition du bureau de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), qui a échoué à préparer les élections dans les temps, sera modifiée. Son président, Corneille Nangaa, est jugé par l'opposition totalement inféodé à Joseph Kabila.

Quant aux mesures de "décrispation" (libération de détenus politiques), elle ne semble pas entièrement réglée alors qu'on continue à arrêter massivement - et à torturer, selon certaines sources - ceux qui s'opposent au maintien de Joseph Kabila à la tête de l'Etat. En outre, le camp présidentiel ne veut pas entendre parler de l'abandon des poursuites - politiquement motivées, comme l'a clamé la juge à l'origine de celles-ci et qui a fui en Europe - contre le principal rival de M. Kabila, l'ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.



L'armée tue quatre rebelles ougandais des ADF dans la foulée d'un massacre

L'armée congolaise a tué samedi quatre présumés rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) à la suite d'une attaque meurtrière contre des paysans, a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi, citant une source militaire. Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont abattu ces quatre hommes au cours d'une opération menée à Mayimoya, une localité du territoire de Beni, dans la province troublée du Nord-Kivu.

Selon le porte-parole des opérations Sokola I lancées contre les groupes armés présents dans cette région, ces hommes ont été neutralisés au cours d'une opération de poursuite menée par les FARDC après un nouveau massacre de neuf civils dans le village de Mapiki, attribué aux ADF. Les FARDC poursuivaient dimanche la traque des miliciens, a précisé le capitaine Mak Hazukay à Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

De présumés rebelles ADF avaient attaqué samedi vers 10h00 locales (09h00 HB) un groupe de paysans en pleine récolte de noix de palme. Cinq d'entre eux ont été tuées à la machette et les quatre autres par balles.

Depuis octobre 2014, plus de 700 personnes ont été tuées essentiellement à l'arme blanche et à la machette dans une série de massacres ou d'attaques dans la région de Beni. Le gouvernement congolais et la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) attribuent ces tueries aux rebelles ougandais musulmans des ADF.

Cette version est remise en cause par des chercheurs à New York et un groupe d'experts onusiens pour qui les ADF partagent cette responsabilité avec d'autres groupes armés et certains éléments de l'armée congolaise, avec la complicité de certains chefs militaires locaux.

Opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents en RDC depuis 1995.
lalibre.be
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