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Au cours de la séance plénière d’hier, jeudi 15 décembre 2016, dans la salle des congrès du palais du peuple, Justin Bitakwira s’est illustré par une motion incidentielle de haute facture. Soucieux de protéger son pays, le Chef de file de l’opposition citoyenne a, dans un premier temps, fustigé la politique de la communauté internationale qui vise, selon lui, à déstabiliser les pays africains, avant d’appeler les congolais, en général, et la jeunesse, en particulier, à la vigilance. A en croire cet élu, il n’y aura rien le 19 décembre prochain, la RDC vivra et les congolais seront présents. En bon berger, Justin Bitakwira veut protéger et mettre les congolais à l’abri face au tonnerre. Il reste convaincu que chaque peuple doit bâtir sa démocratie, elle ne se calque pas, elle ne se copie et, dans tout parcours, dit-il, il ne manque pas d’accident. «Le retard que connait notre démocratie, de n’avoir pas organisé les élections dans le délai est un accident réparable. Et dans notre pays, qu’on le veuille ou pas, personne ne supprimera les élections, elles auront toujours lieu. Brûler le pays pour cela, sera insensé pour les uns comme pour les autres. Et ici je lance un cri pathétique en citant François Hollande lors des funérailles de René Focart, qui a dit qu’on gagne plus par le dialogue que par la violence», a-t-il déclaré. Dans ses propos, cet élu d’Uvira s’est insurgé en faux contre les sanctions du parlement européen et du congrès américain. Ci-dessous, l’intégralité de sa motion incidentielle.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Membres du Bureau,

Honorables Députés et Distingués Collègues,

Honorable Président,

Je prends la parole à cette tribune par motion incidentielle, non seulement pour l’intérêt de la République, mais aussi pour nous interpeller sur la situation actuelle du pays.

Honorable Président,

Nelson Mandela dit qu’il est facile de casser et de détruire. Les Héros, ce sont ceux qui font la paix et qui bâtissent. Il est plus qu’urgent que les congolaises et congolais qui vont nous suivre ou nous suivent à cet instant intériorisent.

Nous sommes un pays fragile, soyons-en conscients, nous sommes un pays convoité, depuis des lustres n’oublions pas. Beaucoup de la génération 1960 en ont payé le prix, nous-mêmes continuons à payer.

Honorable Président, ma motion va aborder trois points essentiels en commençant par la situation générale de certains Etat en guerre qui ne savent plus comment s’en sortir sous la barbe de ceux-là qui les ont manipulés, suivi de la psychose de la date du 19 décembre qui hante la République et enfin au sujet des sanctions qui fusent tantôt du parlement européen ou du Congrès Américain.

Honorable Président et Chers Collègues,

Chacun de nous sait pertinemment que l’Irak, la Somalie, la Lybie, la Syrie, l’Afghanistan et autres étaient des Etats Stables. Chacun d’eux a son histoire. Mais regardez ces pays dans le miroir, ils ne restent presque que l’ombre d’eux-mêmes.

Ceux qui ont conduit ces pays dans l’Etat pareil sont connus et c’était chacun sous un prétexte donné et par la manipulation d’une partie de la population. Faisons donc attention que nous ne tombions dans le piège dans lequel les libyens, les somaliens et autres sont tombés. Et pour rappel, sachons que toutes les rebellions auxquelles nous avons fait face et continuons à faire face, c’est pour nous plonger dans la même situation que ces pays là. Grâce à la nature et au créateur malgré les difficultés nous existons encore comme République Démocratique du Congo. C’est par miracle.

S’agissant de la date du 19 décembre, je vais vous parler en berger Honorable Président. En effet, pour tout berger normal, le tonnerre annonce toujours la pluie. Que fait un berger dans ce cas, il met à l’abri ces bêtes.

Je pense que c’est pour moi l’occasion de dire à notre peuple, que chaque peuple doit bâtir sa démocratie, elle ne se calque pas, elle ne se copie et dans tout parcours, il ne manque pas d’accident. Le retard que connait notre démocratie, de n’avoir pas organisé les élections dans le délai est un accident réparable. Et dans notre pays qu’on le veuille ou pas personne ne supprimera les élections, elles auront toujours lieu. Brûler le pays pour cela, sera insensé pour les uns comme pour les autres. Et ici je lance un cri pathétique en citant François Hollande lors des funérailles de René Focart a dit qu’on gagne plus par le dialogue que par la violence.

Enfin, s’agissant de sanctions tant au parlement européen ou le Congrès Américain la conscience nationale doit se lever, à travers une recommandation pour qu’à travers le gouvernement à venir des canaux diplomatique s’enclenchent ainsi que le droit international, mais que notre chambre mette en branle la diplomatie parlementaire à cet effet.

Les intentions de ces sanctions est de voir notre pays sombrer dans le chaos, une fois dans ce chaos, mission accomplie, parce que ni en Libye, ni en Somalie, ni en Syrie, ni en Irak, on ne sanctionne plus.

Honorable Président, nous devons ouvrir un couloir pour qu’à travers nous, nous demandions à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux que nous avons besoin d’eux pour consolider notre démocratie que de voir notre pays se déchirer. Ce message s’adresse également à la jeunesse congolaise en général et aux mouvements citoyens en particulier que la paix est un trésor.

J’ai dit

Justin Bitakwira

Député National
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