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Les discussions  de ce mercredi, quatrième jour du Dialogue de la CENCO, se sont terminées en queue de poisson dans la commission "décrispation politique" lorsque le Rassemblement a émis son exigence d'arrêt de poursuites contre Moïse Katumbi. Le film de la journée.




Les discussions directes sous l’égide de la Conférence épiscopale de la CENCO à Kinshasa sont entrées dans le vif du sujet ce mercredi 14 décembre, à un jour de la fin supposée.

Tôt le matin, la journée a commencé par un revirement de la situation, avec retour du Mouvement de Libération du Congo sur la table des négociations. Le sénateur Ramazani Baya, haut cadre du MLC a confirmé le retour du parti de Jean-Pierre Bemba aux discussions directes sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), ce mercredi 14 décembre, à l’issue d’une réunion avec les évêques catholiques.

« Nous avons accepté de regagner le dialogue inclusif sous l’égide de la CENCO au nom de l’intérêt supérieur de la nation« , a déclaré le sénateur Ramazani, promettant toutefois d’y veiller « au respect de la Constitution« .

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Peu après midi, c’est les Commission élection qui connue plus de mouvements où un débat houleux a éclaté entre le président de la CENI, Corneille Nangaa et les experts des opposants.

Devant les évêques catholiques, les représentants du Rassemblement et des partis politiques signataires de l’accord de la Cité de l’Union Africaine, le président de la Commission électorale Nationale indépendante (CENI) n’a pas reculé de son discours en affirmant haut et fort que « des bonnes élections » ne pourront se tenir qu’en avril 2018.

« Les contraintes majeures qui sont liées au processus électoral en RDc, sans compter les finances [ pas moins de 1,8 milliards de dollars américains, NDLR] font qu’il soit impossible d’organiser les élections avant avril 2018 », affirme Corneille Nangaa, qui a aussi épinglé les formations des futurs agents électoraux, une étape selon lui « non négligeable« .

Cette sortie a provoqué une indignation côté du Rassemblement, qui a fait entrer dans la salle ses experts en matière électorale: le président de l’ADR François Mwamba et celui de « Congo Na Biso » Freddy Matungulu. D’un côté, les signataires de l’accord de l’Union africaine ont voulu déduire de deux mois des propositions de la Ceni, de l’autre, les experts et membres du Rassemblement veulent maintenir 2017.

La situation est beaucoup plus tendue dans la commission « Décrispation politique » où les délégués se sont séparés en queue de poisson après l’exigence du retour de Moïse Katumbi dans le pays. Aucun compromis n’était probable jusque tard le soir. Les discussions sont toujours en cours dans les deux autres commissions.
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