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*C’est sur fond de béantes divergences que le deuxième round du dialogue s’est ouvert, le jeudi 8 décembre 2016. Hier, vendredi 9 décembre, ces assises qui se sont poursuivies ont été ponctués d’un coup de colère. Le MLC et ses alliés du Front pour le Respect de la Constitution ont suspendu leur participation. Raison ? Les émissaires du bloc cher au chairman Jean-Pierre Bemba fustige le fait que leur quota de 5 participants ait été réduit par le Rassemblement au profit du G7 et consorts. Nonobstant ce grand coup de gueule, les travaux ont continué et, de ce fait, la feuille de route de ces pourparlers a, enfin, été adoptée. Puis, Marcel Utembi et ses pairs de la Conférence Episcopale Nationale du Congo ont renvoyé la suite des discussions directes à mardi 13 décembre. Ce week-end, les princes de l’Eglise catholique vont, avec ferveur, s’investir sur les derniers ajustements pour la réussite de ces pourparlers. D’autant que l’échéance du 19 décembre, avec tous ses mythes ou réalités s’approche.

La mayonnaise est encore loin de tenir. Mais, il sied de signaler que la satisfaction totale n’est pas possible. Toutefois, avec la fronde du Mouvement de Libération du Congo, le caractère inclusif de ce forum risque de perdre quelques plumes. Voilà pourquoi d’autres aspects restent à régler.

Casse-tête

Réagissant depuis le Ghana, Eve Bazaïba a fustigé la réduction du quota attribué au Front pour le Respect de la Constitution. "Cette fois-ci, c'est le Rassemblement qui veut dégarnir la délégation du Front pour le Respect de la Constitution qui, pourtant, est invité par la CENCO au même titre", dixit la Secrétaire Générale du MLC. ‘’L'invitation reçue nous indiquait la désignation de 5 personnes. Chose faite. Car, hier, tous étaient validés. Ne sachant pas gérer son quota, le Rassemblement a rajouté 3 de plus chez lui et exige au Front de réduire. En vertu de quel principe? ‘’, s'est-elle interrogée. Et de conclure que le Front pour le Respect de la Constitution attendait ‘’la position de la CENCO pour se prononcer officiellement’’. M. Molisho, un des délégués du Rassemblement a pipé mot à ce couac. Pour, lui, “le MLC n’a pas claqué la porte définitivement. Il a posé la question de sa représentation. Ce problème sera géré par la médiation et on trouvera une solution”, a-t-il soutenu à la perche des fins limiers. Au-delà de ce casse-tête, il y a l’Opposition Républicaine ou, mieux, Léon Kengo wa Dondo qui réclame son invitation à la table des discussions des Evêques. Bien loin des débats autour des quotas ainsi que de participation au deuxième round du dialogue, la donne des vues totalement divergentes, jusqu’ici, entre les parties, demeure. Si cela peut paraître normal pour tout forum de ce genre, ici, il n’est cependant pas important qu’il s’agit d’une dernière chance, pour une issue pacifique, avant le 19 décembre. D’où, un compromis s’impose, peu importe le nombre de ces divergences qui, logiquement, ne sont pas seulement entre les deux camps. Certains points de vue du Rassemblement, quoique convergents, ne sont pas les mêmes pour le Front pour le Respect de la Constitution. Et, aussi, les intérêts et donc, la ligne de conduite de la Majorité Présidentielle diffère de celle de l’Opposition ayant pris part au dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Jusque-là, les débats autour des questions qui fâchent n’ont pas encore été entamés. Sauf imprévu, c’est mardi 13 décembre 2016, que le bal des joutes verbales devrait être ouvert. Du Vatican à Washington, en passant par New-York, Paris, Bruxelles et même Kinshasa, des voix s’élèvent pour appeler les nouveaux dialogueurs à placer, au cours de ce rendez-vous ultime, l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des vains et volatiles intérêts partisans. Vont-ils le faire pour, enfin, conclure un Accord inclusif pouvant éviter le chaos au pays débutant par ce 19 décembre ? Wait and see !
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