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Le Plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa n’a plus rien de semblable avec ce qu’il était à l’aune des années 70 et 80. Les routes de ce site, où sont logées la plupart des sommités intellectuelles du pays sont actuellement en état de délabrement très avancé.

Circuler sur le Plateau des professeurs de l’Unikin ces jours n’est plus un exercice aisé. La chaussée est en train de disparaître complètement pour laisser la place au sable. À cela s’ajoutent d’innombrables nids-de-poules et des crevasses rendant cette route prsqu’impraticable. Les personnes rencontrées sur le lieu hier jeudi 8 décembre attirent l’attention des décideurs quant à la PROGRESSION des têtes d’érosions provoquées par la détérioration de la chaussée.

Tout celui qui emprunte les routes du Plateau des professeurs à ce jour aura constaté le contraste qui existe entre cet environnement et le statut social des occupants du site.
Au regard du rôle combien salvateur que jouent les professeurs d’université dans un pays comme la RDC, il est de bon aloi que les décideurs politiques s’emploient à leur assurer au minimum l’accès aux services sociaux de base. Notamment l’eau, les infrastructures routières et les soins de santé de qualité.
Que l’on accède au plateau des professeurs par l’entrée Trafic, en longeant l’avenue derrière la faculté des Lettres et sciences humaines, ou encore que l’on choisisse de passer par le rond-point Sentiment, en passant par le sentier à côté des résidences estudiantines, le calvaire est le même. Les routes sont impraticables.

LA NECESSITE DE REHABILITER
Au moment où le site de l’Université de Kinshasa est déjà en proie à plusieurs érosions, la réhabilitation des routes du Plateau des professeurs s’impose. Car, expliquent les habitants de ce quartier, le délabrement de la chaussée favorise considérablement la PROGRESSION des éboulements de terre.
« Nous avons plusieurs fois écrit aux autorités, notamment aux honorables députés, sans succès. Nos routes sont actuellement dans un état de délabrement consommé. A chaque moindre pluie, nous rencontrons beaucoup de difficultés pour circuler », rapporte un chef des travaux qui a requis l’anonymat.

L’EAU, UN AUTRE CASSE-TETE
La desserte en eau potable est un autre véritable casse-tête pour la population du Plateau des professeurs de l’Unikin. Rien ne jaillit des rebinets. Par conséquent, des familles des professeurs qui habitent ce haut lieu du savoir effectuent chaque jour de longs trajets pour s’approvisionner en eau potable. A défaut de puiser de l’eau aux robinets des résidences estudiantines, elles se voient parfois obligées d’aller chercher de l’eau dans les quartiers Lemba super, voire par la commune de Matete.
En cette matière aussi, les professeurs interrogés rapportent avoir entrepris beaucoup de démarches pour obtenir des autorités et autres partenaires du gouvernement, la réhabilitation de toute la tuyauterie de la distribution d’eau au plateau, sans écho favorable.
« Nous demandons aux décideurs politiques de prendre en considération nos desiderata. Au-delà du problème de délabrement des routes du Plateau, il convient de relever aussi que l’eau ne coule plus de nos robinets depuis plusieurs années. Nous sommes parfois contraints de parcourir des longs trajets pour puiser l’eau », rapporte Jérôme, P., membre du club des jeunes du Plateau des professeurs
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