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*Comme annoncé, le procès du Député National Franck Diongo a bel et bien eu lieu hier, mercredi 28 décembre 2016. C’était dans la salle Marcel Lihau de la Cour Suprême de Justice. Pour cette nouvelle audience, le Président National du MLP a atterri par ambulance médicale et sous perfusion. C’est de cette manière qu’il s’est présenté devant les juges de la Cour Suprême de Justice faisant office de la Cour de Cassation.

L’audience de ce mercredi a été particulière. C’est un monde fou, venu de tous les coins de la capitale qui a débarqué à la Cour Suprême de Justice. Pour les uns, il faut «libérer le porteur des attentes de la population», et pour les autres, c’est pour exercer la pression en vue d’obtenir la libération du ‘’Ministre’’ de la défense des intérêts de la population. A l’arrivée de Franck Diongo, la foule était en liesse de voir vivant, celui-là même qui, il y a peu, avait été présenté pour mort par des réseaux sociaux. Incapable d’entrer par la porte de la salle d’audience à cause de la foule qui tenait à voir, en live, cet élu de Kinshasa, l’ambulance médicale est entrée par l’entrée des juges. Inondée par la foule à l’intérieur et à l’extérieur de la Cour, la police nationale congolaise s’est vue dans l’obligation d’agir. La foule a été dispersée et personne n’est restée dans l’entourage.

Quelques minutes après l’entrée du prévenu dans la salle, le procès a commencé. Comme lors de précédentes audiences, les avocats de la partie défenderesse ont soulevé, une fois de plus, quelques exceptions qu’ils estimaient comme étant de taille. Il s’agit, entre autres, du fonctionnement même de la Cour de Cassation en ce qui concerne l’irrévocabilité de ses arrêts et la question liée aux immunités d’un Député National en fonction.

Pour traiter ces exceptions, les membres de la Cour se sont retirés pour statuer ce cas, à huis clos. Il faut rappeler que le Président National du MLP est poursuivi pour séquestration des éléments de la garde républicaine. Aux dernières nouvelles, le Ministère public requiert 15 ans de prison pour l’élu de Lukunga. Fâchés, les avocats de la défense se sont retirés. Plus tard, le verdict aurait été rendu. Diongo Franck écope d’une peine de cinq ans de prison ferme.
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