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Point n’est besoin de souligner que cette équipe gouvernementale éléphantesque prend la direction de la gestion du pays dans un contexte particulier. Où, la République se trouve-t-il dans une crise économique, d’une part et, par ailleurs, politico-électorale de l’autre. La venue de ce dernier risque de plomber les discussions directes se tenant sous l’égide de la CENCO et qui représentent, pour plusieurs, l’ultime espoir de voir être conclu un Accord Inclusif sur la solution à la problématique de l’après 19 décembre. Qui, malheureusement, génère déjà des tensions imprescriptibles au pays. Si la liste de défis dont devraient faire face Samy Badibanga Ntita et sa cohorte de 67 Ministres, selon leurs hiérarchies ainsi que qualités respectifs, est non exhaustive, il appert que le tout premier est, à plus d’un titre, celui de la décrispation du climat politique.

Et, pour accomplir cette prouesse, le successeur de Matata qui a repris le bâton de commandement dès hier, mardi 20 décembre, va devoir investir dans des actes d’apaisement envers l’Opposition politique et les Organisations de la Société Civile, en libérant les détenus ou prisonniers politiques et d’opinion conformément aux vœux de l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine. Mais, aussi, aux résolutions de la commission Décrispation du dialogue inclusif qui se tient au Centre Interdiocésain sous les hospices de la CENCO. Pour réduire dans l’immédiat et à long terme la tension, Samy Badibanga pourrait, dans cette perspective, œuvrer, sérieusement, à accompagner la Conférence Episcopale Nationale du Congo. Qui, depuis des semaines, cherche, inlassablement, à conclure un ‘’Acte additif‘’ qui amendera l’Accord du dialogue présidé par Kodjo afin que tous les fils et filles du pays puissent souscrire à un même schéma qui devrait décanter l’impasse politique en RDC.

Le nouveau locataire de la Primature devrait, normalement, s’inscrire dans cette voie malgré le fait que son Gouvernement gêne les discussions menées par les Evêques puisque sa constitution comptait au nombre de sujets à débat pour le Rassemblement et le Front pour le Respect de la Constitution. Il y a urgence de faire baisser la tension d’autant que dans une poignée de jours, c’est la fin de l’an 2016. Ainsi, s’annoncent-elles les fêtes de fin d’année et tout ce qui va avec. Outre la politique, le Gouvernement devrait prendre les choses en main pour redresser la situation économique du moment où le pouvoir d’achat des congolais se trouve par terre. Surtout, suite à la décote de la monnaie nationale face aux devises étrangères dont en première ligne le Roi dollars. Pour ce faire, Badibanga Ntita devrait s’attaquer notamment au Budget 2017. A la limite du possible, il sera certainement question de revoir le projet de Budget déposé par Matata Ponyo auprès de la Chambre Basse du Parlement. Puis, de se lancer dans la bataille de la procédure pour l’investiture, de la supervision du toilettage du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice budgétaire pour l’année 2015 et, enfin, de la défense de la proposition de loi du budget 2017 devant les deux chambres du Parlement congolais. Avec toutes les difficultés du monde, le Gouvernement Badibanga, s’il survit, porte sur ses épaules la lourde tâche de conduire le pays vers des élections pacifiques, apaisées et transparentes. Qui, seules, pourront mettre fin, définitivement, à la crise multiforme qui s’est emparée de la République depuis le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’ 59’’.

D’ici la tenue de ces joutes, si aucune entente n’est finalement trouvée autour de la CENCO, le Gouvernement Badibanga va devoir partager avec le Président Kabila et affronter toujours avec lui, les enjeux de la crise de légitimité des détenteurs du pouvoir en RDC.
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