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Dès l’entame de la semaine qui commence, un projet de loi portant octroie des crédits provisoires à l’Exécutif sera à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale. Dans six jours, l’an 2016 s’achève. Malheureusement, le Congo-Kinshasa n’a, jusqu’à présent, toujours pas une loi de finances pour l’exercice budgétaire de l’année qui commence. La session parlementaire de septembre 2016 s’est terminée le 15 décembre et une session extraordinaire a été, dans la foulée, convoquée. Mais, le projet de loi du Budget 2017 souffre encore dans les tiroirs à cause, d’une part, de plusieurs préalables au niveau du Parlement et, d’autre part, des dernières péripéties de la vie politique. D’où, y a-t-il eu l’idée d’octroyer des crédits provisoires à Badibanga Ntita et ses 67 collaborateurs.

Nommé et disposant désormais d’une équipe éléphantesque, il sied de le dire, Badibanga ne dispose toujours pas d’un Budget sur base duquel gérer le pays. Il lui faudrait, normalement, amendé celui déposé par son prédécesseur Matata Ponyo qui s’élevait à peine à US$4,5 milliards. Montant plus que chétif pour un Exécutif qui a la lourde charge de financer l’organisation des élections en un seul exercice budgétaire. Pourtant, les contours de l’Accord en gestation au Centre Interdiocésain cadre où se déroule le dialogue que mène la CENCO, conseillent tempérance. Car, il y a certitude qu’un remaniement et possibilité, au pire des cas, qu’un changement de Gouvernement ait lieu puisque la tête du Premier Ministre est même demandée. Ne pouvant laisser le pays sombrer dans une léthargie qui ne dit pas son nom, la pertinence d’un crédit provisoire se justifie donc par le fait que d’ici la mise en exécution de nouvelles dispositions du compromis politiques de la CENCO, de l’eau et pas un peu, pourrait couler sous les ponts.

Deux fers au feu

Le Parlement de la République Démocratique du Congo quoique débutant la procédure pour l’octroie d’un crédit provisoire à l’actuel Gouvernement, continue de travailler pour l’avènement du Budget. Si l’initiative de ce dernier, viendra du Gouvernement qui sera mis sur pied en fonction des résolutions du dialogue Inclusif, le Parlement mieux, l’Assemblée Nationale actuellement, essaie de finir les préalables retardant l’examen de ce dernier. Les usages parlementaires exigent, en effet, qu’avant l’entame de l’examen d’un nouveau budget que la reddition des comptes du précédent soit, absolument, effectuée. L’opinion se souviendra alors que la proposition de loi de Reddition des comptes pour l’exercice 2015, après sa réception par la plénière de l’AN, avait été confiée à la Commission Ecofin, pour son toilettage. L’examen de ce document avait suscité beaucoup de passions à la Chambre Basse du Parlement à cause des multiples ‘’fraudes supposées et erreurs’’ qui y ont été décelées. Jugé plus qu’imparfaite, ce projet de loi se trouve toujours en commission. Où, est-il en train de subir un toilettage en profondeur par des experts de l’Assemblée Nationale, de la Cour des Comptes et, enfin, du Gouvernement.

Danny Ngubaa
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