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Aucun Congolais ne reste distrait aux discussions directes qui se déroulent au Centre Interdiocésain sous la médiation des Evêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Cette semaine est, en effet, la dernière à tout faire pour régler ce qui peut l’être. C’est-à-dire, trouver un compromis global de la crise née de la non organisation des élections, de comment gérer la période de la transition après le 19 décembre 2016, qui consacre la fin du deuxième et dernier mandat du Chef de l’Etat Joseph Kabila. Les participants à ces discussions restent sereins. Les folkloristes, cette fois-ci, n’ont pas droit au chapitre. C’est une question de vie ou de mort. C’est une étape importante où seules les idées forces doivent prévaloir. De l’intérieur, Georges Kapiamba, président de l’Association Congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ), force motrice de la Société civile, multiplie de pressions pour réclamer de mesures de décrispation. Entre autres, la libération des prisonniers politiques et d’opinions encore détenus dans les différentes prisons et cachots que seul, le président Joseph Kabila peut donner des instructions à ses services pour le faire.

Georges Kapiamba avance un nombre estimé à près de deux cents personnes se trouvant dans cette situation. Dans le lot, il y a notamment, les militants du Mouvement Citoyen Lucha détenus à Goma et Bunia ainsi que des prisonniers politiques comme Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Moïse Moni Della, Norbert Luyeye (…).

Deux cadres de l’UDPS libérés

Des indicateurs prometteurs sont enregistrés depuis l’appel lancé par l’ACAJ en direction des autorités congolaises. En effet, deux des trois cadres de l’UDPS, en détention depuis novembre, ont été libérés.

Arrêtés la veille du meeting du 5 novembre 2016, les deux cadres ont été relâchés, ce 10 décembre 2016, affirme le Porte-parole du parti d’Etienne Tshisekedi Augustin Kabuya, dans une interview accordée à Actualité. Cd. Il s’agit du président de la ligue des jeunes/Tshangu, Odon Kafumba, et du Secrétaire national, Freddy Mpindi, précisant que le vice-président national de la ligue de Jeunes, David Mukeba reste toujours en détention.

«Nous disons merci au Seigneur qui a facilité cette libération. Mais, ce n’est pas fini puisqu’il y a d’autres combattants en détention dans des endroits secrets», déclare le porte-parole de l’UDPS qui révèle, également, que ces jeunes de l’UDPS ont été enlevés par des services et détenus certains au camp Tshatshi, d’autres à l’ANR.

Augustin Kabuya juge ces arrestations d’«arbitraires et illégales » et appelle les autorités congolaises à arrêter avec ces «provocations inutiles».

«Tout se passe bien»

Il convient de rappeler que Georges Kapiamba, Coordonnateur de l’Association congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) est l’un des délégués de la Société civile aux discussions du Centre Interdiocésain. Il est non signataire de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine. Circonscrivant le cadre de sa participation aux des discussions menées par les prélats catholiques, Georges Kapiamba précise qu’il ne fait pas partie du Rassemblement comme beaucoup l’estiment. Quant aux négociations directes qui ont débuté, le jeudi 8 décembre dernier, le Coordonnateur de l’Acaj reste satisfait du déroulement de ceux-ci, en toute sérénité. « Tout s’est bien passé», rassure-t-il. Poursuivant que l’ordre du jour a été adopté et les travaux vont reprendre demain mardi 13 décembre. Ce, avec espoir de les finir dans trois jours, d’après la CENCO.

En ce qui concerne les exigences de l’Acaj à ces discussions, Georges Kapiamba les situent, premièrement à l’endroit du président de la République, Joseph Kabila pour la décrispation du climat politique. Deuxièmement, à la libération non seulement de près de 200 prisonniers politiques encore en détention dans des prisons et cachots, mais également, à éviter l’étouffement de la liberté, la répression, les arrestations et privation de liberté. Pour ce faire, il a cité nommément les 9 membres de la Lucha, Moise Moni Dela, Jean-Claude Muyambo, Diomi Ndongala, Norbert Luyeye et les 125 bénéficiaires de l’amnistie mais qui sont toujours en prison. Il faut aussi que les responsables de Services de sécurité, ANR notamment, soient rappelés à l’ordre pour qu’ils cessent tout harcèlement dirigé contre la Lucha et Filimbi, mais aussi contre les opposants, a-t-il martelé, sachant que toutes ces personnes doivent recouvrer leur liberté pour participer à l’œuvre de la réconciliation, a-t-il insisté.

Départ de Joseph Kabila le 19 décembre

S’agissant du départ de Joseph Kabila arrivé à la fin de son deuxième et dernier mandat, il déclare qu’ils sont encore à mi-chemin vers la date du 19 décembre.

Cette question qui, d’avance a été réglée par la Constitution en ce sens qu’aucun président ne peut faire plus de deux mandats, doit être débattue par les participants au dialogue inclusif. Ceci, évoque-t-il, de manière à trouver un accord inclusif qui va permettre un départ dans les meilleures conditions du Président Joseph Kabila et définir la manière dont le pays sera géré après le 19 étant donné que le Gouvernement et la CENI ont tout fait pour ne pas organiser les élections. Mais, s’il arrivait que Joseph Kabila se maintienne à la tête du pays pour assurer la transition, l’Acaj continuera à être vigilant, dit-il. Elle reconnait par ailleurs que c’est un travail de groupe. S’il arrivait qu’une majorité se dégage en faveur de cette hypothèse, l’ACAJ devra s’incliner si c’est ça la volonté de la majorité de participants qui devra bien sûr se conformer à la Constitution. C’est pour éviter au pays, les violences et de pouvoir traverser, en toute quiétude, la période du 20 jusqu’à la date de l’organisation des élections du nouveau président qui doit remplacer Joseph Kabila.
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