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Alors qu'aucun accord n'a pu être signé à l'issue des négociations directes entre les acteurs de la crise politique congolaise, la CENCO semble se faire une très mauvaise opinion de la classe politique de la RDC.

La déclaration d’un responsable cité par l’Agence France Presse laisse entrevoir le regard que portent les prêtres catholiques sur la classe politique congolaise, alors que les négociations qui durent depuis le 08 décembre n’ont pas pu être sanctionnées d’une signature d’accords comme prévu le samedi dernier.

« Dans la nuit de samedi à dimanche, au moment où les négociations piétinaient, un responsable participant à la Cenco a confié à l’AFP, dépité : Notre classe politique est d’une médiocrité grave. Ils (les hommes politiques) ont remis en cause tout ce que nous avions convenu la veille« , relate l’Agence France Presse.

En effet, ces discussions censées durer pas plus de trois jours se sont enlisées, alors que les différents états-major ont campé sur leurs positions.


Il en ressort néanmoins un accord qui prévoit la tenue de l’élection présidentielle en décembre 2017. La majorité présidentielle serait prête à céder sur ce point, acceptant de faire une croix sur la date d’avril 2018 convenue lors du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine (UA), boycotté par le Rassemblement en octobre dernier.

Par ailleurs, le président Joseph Kabila serait disposé à ne pas réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat, ce qu’il devra toutefois dire clairement pour respecter cet accord, amorcer la décrispation politique et rassurer la population.

La transition, quant à elle, durerait 12 ou 14 mois, elle pourra être dirigée par le président Joseph Kabila, avec un gouvernement de large union, composé de « part égale » entre les signataires des accords de la Cité de l’UA, la Majorité Présidentielle, le Rassemblement et le Front pour le Respect de la Constitution, dirigée par le MLC.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) sera recomposée. Un comité de suivi de la transition sera constitué pour veiller « à la bonne marche de la transition et de l’organisation de l’élection présidentielle« . Ce nouvel organe aura la responsabilité de garantir le respect de l’accord. Reste à déterminer sa composition et sa direction, revendiquée par l’opposition, ainsi que la présence en son sein ou non de membres de la Cenco ou de représentants de la communauté internationale. Étienne Tshisekedi serait lui-meme préscenti pour le diriger.

Toutefois, un reste néanmoins un blocage majeur qui aurait conduit au report de la signature officielle de l’accord prévue pour ce samedi à 11h. Il s’agit la désignation d’un premier ministre « réellement » de l’opposition, dont le Rassemblement et le MLC en exigent un gouvernement d’union nationale plus inclusif. Pour le moment, majorité et opposition restent inflexibles sur ce point.
politico.cd
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