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Il est apparu devant la presse nationale et internationale avec une conscience bien en place, tout en soulignant que défendre un peuple c’est lui donner la vraie information. Il refuse à tout prix de décevoir ses électeurs, en particulier, et l’ensemble de la population congolaise, en général. Il, c’est l’Honorable Franck Diongo, Président National du MLP et Autorité du FAD qui a animé une conférence de presse hier, mercredi 7 décembre 2016 au siège de son parti sur l’avenue de l’enseignement dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa. Dans ce face-à-face avec les professionnels des médias, Franck Diongo a balayé d’un revers de la main toutes les questions d’actualités en commençant par le deuxième dialogue, jusqu’à la problématique de la fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila. Réagissant, de prime à bord, sur le deuxième dialogue avec la facilitation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, cet élu doute sur la sincérité du Président de la République et sa majorité. A en croire ses propos, le Chef de l’Etat ne tient pas parole. D’où, il faut tout prendre avec prudence.

«Le devoir de vérité et de transparence nous commande de vous donner notre position à 12 jours de la fin du deuxième et dernier mandat du Président de la République en fonction. Au regard de la Constitution de la République et d’énormes sacrifices du peuple congolais, le Président Kabila doit démissionner par respect à cette constitution. Porteur d’attentes des revendications de la population, je vous dis que la Constitution de la République dont nous avons souffert dans la chaire, ne peut pas être violée par qui que ce soit. J’ai perdu de mon sang pour défendre cette constitution et donc je ne permettrai à personne, alors à personne de minimiser les sacrifices des congolais, en violant cet instrument juridique du pays. Par respect à mes électeurs et aux congolais, la position que je renouvelle, au nom du parti, ce que le Président Joseph Kabila doit déposer le pouvoir le 19 décembre 2016 à 23 heures 59 minutes. De sorte que le 20 décembre, la République puisse avoir d’autres animateurs…», a-t-il expliqué à la presse nationale et internationale.

Pour lui, le Président Kabila et sa majorité ont intentionnellement bloqué le processus électoral et comme les élections n’ont pas été organisées, ils doivent tous quitter le pouvoir.

Par ailleurs, Franck Diongo ne voit pas le Président Kabila évincer son Premier Ministre et prendre l’engagement non seulement de quitter le pouvoir dans deux semaines, mais aussi de ne pas se représenter à la prochaine élection. ‘‘Je ne crois pas en cette bonne foi du Président Joseph Kabila. Vous devez savoir que le Président Joseph Kabila ne veut pas d’un accord avec le Rassemblement. Ce qu’il veut plutôt, c’est de faire adhérer le Rassemblement à son accord du 18 octobre 2016. Parce que, protéger un peuple, c’est lui donner l’information. C’est une distraction pour descendre la pression avant le 19 décembre 2016’’, a-t-il déclaré.

Deuxièmement, la constitution étant voté et adopté dans des contextes difficiles, Franck Diongo ne cautionnera aucune violation de cette loi mère de la République Démocratique du Congo. Ce qui revient à dire que pour le Président du MLP, le 19 décembre 2016, le deuxième et dernier mandat du Chef de l’Etat prend fin. En d’autres termes, il a soutenu qu’en cette date, le Chef de l’Etat doit déposer par respect à cette même constitution.

Des congolais ayant succombé à la répression en janvier 2015 et en septembre 2016, pour exiger le respect de la Constitution, Franck Diongo, par respect à leur mémoire, refuse de prendra part à ce deuxième round du dialogue. Il ne fera pas représenter ni au nom du Rassemblement, moins encore au nom de l’Alternance pour la République.

De ce qui précède, Franck Diongo estime que le seul point à l’ordre du jour de ce dialogue que la CENCO va arbitrer doit être la question du départ du Président Joseph Kabila à la fin de son mandat. Se disant premier disciple de Tshisekedi, Président du Conseil des Sages du Rassemblement, Franck Diongo soutient, sans crainte d’être contredit et tout en connaissant bien son Maître : «Je ne vois pas Tshisekedi céder au partage du pouvoir après tout le combat politique qu’il a mené pendant des longues années. Ce n’est pas à 84 ans que le Président Tshisekedi va trahir son peuple. C’est une hypothèse impossible», a-t-il dit. Au sujet de la question du 19 décembre prochain, Franck Diongo pense que la stratégie du Pouvoir est de travailler pour baisser la tension autour de cette date.
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