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Les évêques catholiques ont annoncé samedi que des solutions consensuelles n’ont pas été trouvées dans les commissions traitant de la gouvernance et des institutions et dans celle en charge du processus électoral. Ils ont levé la séance et appelé la prochaine au 21 décembre en attendant le retour du président et du vice-président de la Cenco (Conférence épiscopale nationale des évêques) qui doivent se rendre à Rome pour une audience avec le pape.
"Des solutions consensuelles autour de quelques questions confiées aux commissions du processus électoral et la gouvernance des institutions n’ont pas été trouvées. Pour faire justice à toutes ces questions, nous demandons aux commissions concernées de poursuivre leurs discussions sous la coordination du secrétariat technique de la Cenco, profitant de la présence des évêques modérateurs de ces commissions qui sont encore à Kinshasa", a indiquée l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général adjoint de la Cenco.

Les travaux devront continuer dans ces commissions sous la coordination du secrétariat technique de la Cenco, en présence des évêques modérateurs restés à Kinshasa.

La Cenco annonce qu’elle poursuivra les contacts aussi bien avec le pouvoir que l’opposition signataire de l’accord du dialogue de septembre et octobre derniers et celle qui l’avait boycotté.

Certains participants au dialogue comme un aveu d’échec.




"Comme annoncé, les discussions ont échoué. A présent, peuple congolais, la balle est dans votre camp! Ns sommes arrivés au bout de nos efforts", a poste son compte Twitter Félix Tshisekedi.

Les divergences subsistent notamment sur l'avenir politique du président Joseph Kabila dont le dernier mandat arrive à la fin le 19 décembre et sur l'étendue des pouvoirs devant être les siens pendant la transition points. La situation est tendue dans le pays car l’élection pour connaitre le successeur du chef de l’Etat congolais n’a été pas organisée.

Les évêques ont dû discuter vendredi avec Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition, et le président Joseph Kabila pour essayer de concilier les divergences persistantes entre les camps de ceux qui ont pris part au dialogue de septembre et octobre derniers et celui de ceux qui l’ont boycotté.

La journée de samedi apparaît comme la dernière chance de trouver un compromis avant le 20 décembre, date d'échéance du mandat de M. Kabila, qui entend rester au pouvoir après le report sine die de la présidentielle qui devait avoir lieu cette année.

Le gouvernement américain a, la veille, lancé un appel à la paix et demandé aux autorités congolaises et à l’opposition de finaliser avant le 19 décembre un accord inclusif sur la tenue des élections, le format d'un gouvernement intérimaire et le transfert pacifique de pouvoir.

Le département d’Etat a mis en garde contre la répression violente des manifestations ou rassemblements pacifiques, ou la violence de l'opposition, sont incompatibles avec les normes démocratiques et la primauté du droit.

En septembre, plus de 50 personnes ont été tuées à Kinshasa dans affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants qui réclamaient le départ de M. Kabila du pouvoir au 19 décembre.

Le président Kabila est au pouvoir depuis 2001, la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels et lui interdit de se représenter.
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