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La signature de l'accord obtenu cet après-midi à l'issue d'intenses négociations sous l'égide de la CENCO a été reporté au 30 décembre, alors que la Majorité refusé de céder sur la refonte du gouvernement de Samy Badibanga. Le marathon pour la signature d’un accord aux discussions directes engagées depuis le 08 décembre dernier entre les acteurs de la crise politique en République démocratique du Congo s’est soldé cet après-midi avec un projet d’accord, qui n’a pourtant pas pu être signé comme prévu aujourd’hui.

Ce projet d’accord prévoit la tenue de l’élection présidentielle en décembre 2017. La majorité présidentielle serait prête à céder sur ce point, acceptant de faire une croix sur la date d’avril 2018 convenue lors du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine (UA), boycotté par le Rassemblement en octobre dernier.

Par ailleurs, il en ressortirait que le président Joseph Kabila serait disposé à ne pas réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat, ce qu’il devra toutefois dire clairement pour respecter cet accord, amorcer la décrispation politique et rassurer la population.


La transition, quant à elle, durerait 12 ou 14 mois, elle pourra être dirigée par le président Joseph Kabila, avec un gouvernement de large union, composé de « part égale » entre les signataires des accords de la Cité de l’UA, la Majorité Présidentielle, le Rassemblement et le Front pour le Respect de la Constitution, dirigée par le MLC.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) sera recomposée. Un comité de suivi de la transition sera constitué pour veiller « à la bonne marche de la transition et de l’organisation de l’élection présidentielle« . Ce nouvel organe aura la responsabilité de garantir le respect de l’accord. Reste à déterminer sa composition et sa direction, revendiquée par l’opposition, ainsi que la présence en son sein ou non de membres de la Cenco ou de représentants de la communauté internationale. Étienne Tshisekedi serait lui-meme préscenti pour le diriger.

Toutefois, un reste néanmoins un blocage majeur qui aurait conduit au report de la signature officielle de l’accord prévue pour ce samedi à 11h. Il s’agit la désignation d’un premier ministre « réellement » de l’opposition, dont le Rassemblement et le MLC en exigent un gouvernement d’union nationale plus inclusif. Pour le moment, majorité et opposition restent inflexibles sur ce point.
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