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«Chose annoncée, chose faite ». Après un immense travail abattu pour aplanir le terrain, la CENCO a ouvert, le jeudi 8 décembre, lesdits travaux de discussions directes. Ces dernières, d’après le timing défini par les princes de l’Eglise catholique, ne devaient durer que trois jours. Mais, la tournure que prennent les choses dévoile un glissement. Hier, vendredi 9 décembre, à la deuxième journée de ce rendez-vous, la feuille de route a été adoptée sur fond d’une fronde signée par le Mlc & alliés. La médiation s’annonce difficile. Mais, au-delà, les trente dialogueurs sont interpellés. Ils doivent, coûte que coûte, se surpasser pour se mettre d’accord en vue de sauver la République.

«Beaucoup sont appelés mais peu sont, au finish, élus », dit un adage séculier. Simplement 30 personnes, comme annoncé par les prélats catholiques, feront office des représentants de chaque partie prenante, soit 15 du côté des acteurs politiques et de la société ayant pris part au dialogue de la cité de l’Union Africaine et 15 autres n’ayant pas participé aux assises du Camp Tshatshi. A peine annoncé, le tri a été rapidement effectué. Au premier chapitre, des personnalités telles que Vital Kamerhe, Alexis Thambwe, Mwamba, Jean-Lucien Bussa, Lambert Mende,… qui viendront défendre, de manière raisonnable, l’Accord politique du 18 octobre. Au deuxième camp, il s’agit d’inévitables têtes réunies derrière Etienne Tshisekedi parmi lesquelles, Christophe Lutundula, Delly Sessanga, Jean Marc Kabund, Fidèle Babala, etc. Bien que ce nombre de 30 délégués soit minuscule par rapport à celui des participants du dialogue facilité par Edem Kodjo, il appert que ce format convient pour des échanges directs sur les divergences relevées par la Conférence Episcopale Nationale du Congo, lors de son point de presse du vendredi 2 décembre dernier, après avoir confronté les points de vue des uns et des autres. De facto, la balle est donc, dans le camp des principaux acteurs politiques mandatés de chaque côté puisque ces négociations paraissent, vraisemblablement, comme étant l’ultime occasion de désamorcer la crise politique avant la mythique date du 19 décembre qui marque la fin constitutionnelle du mandat du Président Kabila.

Au-delà du fait qu’ils arbitrent encore ces discussions, les évêques catholiques ont, d’ores et déjà, accompli leurs missions de bons offices d’autant plus qu’ils ont réussi à réunir ces deux groupes pour ledit tête-à-tête.

Toutefois, ils doivent, eux-aussi, travailler d’arrache-pied pour ramener le MLC et calmer des mécontents à l’instar de l’Opposition Républicaine de Kengo. En effet, ils sont obligés, pour sauvegarder la nation, de couper la poire en deux et trouver le juste milieu, c’est-à-dire un nouveau compromis politique. Les différends, conflits personnels, querelles des postes, hache de guerre … doivent être abolis et enfuis, car il s’agit de négocier la paix inclusive, d’investir dans l’alternance ainsi que dans toutes les valeurs visant l’intérêt du pays et de la population, le souverain primaire. A l’ère où la tension est vive au sein de la population avec la flambée des prix de plusieurs denrées alimentaires sur les marchés, la dépréciation de la monnaie, c’est donc, le moment que tous ces costauds, réunis au centre interdiocésain de la Gombe prouvent, au cours de ces assises, que la RD. Congo, malgré les murmures de certains individus, est un pays souverain et que son histoire ne peut s’écrire qu’en son sein, par ses propres et dignes fils et filles.
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