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Plus rien ne s’oppose au début des discussions directes entre, d’une part, la Majorité Présidentielle élargie aux dialoguistes de la Cité de l’Union Africaine, et, de l’autre, le Rassemblement de l’Opposition et alliés. Les leaders de deux camps, le Président Kabila et l’Opposant Etienne Tshisekedi, ont donné leur aval. C’est officiel, ces discussions débutent ce jeudi 8 décembre 2016 sous la médiation de la CENCO. Le format est réduit. Chaque camp va dépêcher 15 délégués. Au plus tard, le dimanche 11 décembre 2016, un Accord politique devrait être conclu pour permettre à la RDC d’amorcer une transition pacifique au-delà du 19 décembre 2016 et de réactiver, en même temps, le processus électoral dans un climat apaisé.

Les discussions, selon la médiation CENCO, porteront essentiellement sur le respect de la Constitution et ses implications, la séquence des élections, le calendrier électoral, le financement des élections, l’indépendance de la CENI et du CSAC. Les délégués aux discussions directes devront également dégager un compromis sur le fonctionnement des institutions pendant la période de la transition, les mesures de décrispation politique, le mécanisme de suivi de l’Accord politique, ainsi que la forme du compromis à trouver.

Un rendez-vous de dernière chance

Les discussions directes entre les principaux acteurs politiques de la RDC sont considérées comme l’ultime occasion de désamorcer les tensions politiques qui vont croissantes à l’approche des échéances constitutionnelles. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a appelé, mardi 6 décembre, à la conclusion d’un Accord inclusif avant le 19 décembre 2016, date de la fin constitutionnelle du second et dernier mandat du Président de la République. L’Union Européenne a, dernièrement, recommandé la mise sur pied d’un Conseil de transition pour gérer l’après-19 décembre. Les USA sont aussi pour une solution pacifique à la crise politique née de la non-organisation des élections dans les délais constitutionnels. Dans la sous-région, l’Angola et le Congo-Brazzaville militent ouvertement pour un atterrissage en douceur. Sur le plan interne, la pression autour de la date du 19 décembre 20016 est tellement forte que l’incertitude gagne les esprits. Des répercussions se font déjà sentir sur le panier de la ménagère. Les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont pris de l’ascenseur. Le kilo de maïs est brutalement passé de 1000 FC à 2000 FC en l’espace d’un jour. Les factures de l’eau du robinet et l’électricité ont été revues à la hausse. Les entreprises brassicoles n’ont pas trouvé mieux d’augmenter le prix de la bière. Le Franc congolais, la devise nationale, se déprécie à un rythme infernal par rapport au roi dollar. Les conditions de vie se détériorent alors que les festivités de fin d’année et de nouvel an approchent à vive allure. Autant dire que s’il est possible d’interdire, comme le Gouverneur de la ville de Kinshasa a réussi à le faire, les manifestations politiques publiques, aucune loi n’interdirait aux gens d’avoir faim. C’est une raison de plus pour pousser les politiciens congolais, individualistes pour la plupart, à se surpasser et à sauver ce qui peut encore l’être. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, appelle les acteurs politiques à parvenir à une solution consensuelle et pacifique pour juguler l’impasse actuelle. Rendez-vous dans trois jours.
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