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Résultat de recherche d'images pour "KAMERHE"Vital Kamerhe est l’invité d’ACTUALITE.CD, le président de l’Union pour la Nation congolaise s’oppose catégoriquement à la création d’un conseil de transition tel que proposé par le Rassemblement aux discussions directes autour de la CENCO. Il interpelle cependant la classe politique congolaise à plus de responsabilité dans les prises de position.

Comment régler la crise après la fin du mandat constitutionnel de Joseph Kabila ?

Nous sommes maintenant focalisés sur la CENCO. Ce qui nous intéresse c’est l’aboutissement des travaux. Ces discussions reprennent aujourd’hui et nous allons atterrir. On aura un accord. Je profite de votre micro pour remercier le peuple congolais qui a suivi l’appel des évêques et celui de beaucoup d’autres leaders. Le peuple congolais me donne raison aujourd’hui à posteriori. Parce que quand j’avais décidé d’aller au dialogue, j’avais dit que c’était pour éviter le chaos. Et il n’y avait que deux voix. Soit le chaos, soit la paix. Moi j’avais choisi la paix.
Mais beaucoup de villes, comme Kinshasa, étaient militarisées. N’est-ce pas là un passage en force ?

Vous de la presse, je vous conseillerai d’aider le pays à aller de l’avant. Est-ce que le 19 septembre, le pays n’était pas militarisé ? Que les villes soient militarisées ou pas, il y a le calme. Mon objectif c’était d’éviter ne fût-ce qu’un seul mort parmi nos concitoyens.
Mais il y a eu quand-même des morts. Au moins 26…

Là c’est toi qui fais le bilan. Mais ça aurait été pire. Le pays allait s’embraser. Et ce n’est pas l’Opposition qui allait sortir vainqueur, ni la Majorité. La première victime ça allait être le peuple congolais. C’est pourquoi, nous les politiciens quand nous distillons des messages dans l’opinion nous devons faire attention. Il y en a qui disaient que négocier avec la Majorité présidentielle c’était trahir le pays. Mais aujourd’hui nous sommes ensemble. Je salue ce sursaut d’orgueil, bien que ça arrive un peu tard. Mais mieux vaut tard que jamais. Maintenant ensemble avec le Rassemblement, avec les Forces pour le Respect de la Constitution avec nous de l’Opposition qui était au dialogue avec la Majorité présidentielle et la Société civile sous les offices des évêques, donnons le meilleur de nous-même pour que la paix revienne dans notre pays à travers un accord. Et je voudrai ici féliciter tous les membres du gouvernement qui ont été nommés en général. Ceux de l’Opposition en particulier avec une note spéciale pour le ministre d’Etat Kangudia, le ministre de commerce extérieur Boji et le vice-ministre de la justice Kiove.
Selon les observateurs, le gouvernement Badibanga risque d’être déboulonné au cas où un accord est trouvé dans les discussions autour de la CENCO…

Et où est le problème ? Moi je dirai au premier ministre Badibanga qu’il travaille. Qu’il n’écoute pas tout ce qui se dit. De toute façon, il n’y a pas de gouvernement éternel. Qu’il dure un mois ou deux mois, il aura servi la république. Il doit juste donner le meilleur de lui-même avec ses ministres. Il doit travailler chaque minute. C’est ça un homme d’Etat.
Etes-vous pour un conseil de transition proposé par le Rassemblement ?

Ça viole la Constitution. Le Rassemblement et nous, avons convenu que la ligne rouge à ne pas franchir c’est la Constitution. Nous sommes pour un mécanisme de suivi renforcé. Ils peuvent appeler ça comme ils veulent. Ils peuvent le renforcer mais ne donnez pas des attributions à une institution ex-nihilo mais qui va se situer au même niveau que le président de la République. Voulez-vous qu’on revienne à la formule de 2011 où nous avions deux présidents ? Nous sommes en train de résoudre notre crise en créant notre crise. J’exhorterai nos amis du Rassemblement de continuer dans la voie de compromis. Le compromis ça veut dire que nous qui étions dans le dialogue, la Majorité ainsi que la Société civile, nous ne devons pas rester dans l’accord du 18 octobre pour dire que cet accord ne doit pas être modifié. Cet accord sera bel et bien amélioré parce qu’avec nos amis du Rassemblement et les autres nous allons convenir.
Kabila sera un président protocolaire ?

Non, ça je dis non tout de suite. Ça n’existe pas dans notre Constitution. Il faut être respectueux les uns vis-à-vis des autres. Ne faisons plus la politique de la vieille époque. Venons avec l’intelligence comme il y a nos amis de Rassemblement dont j’ai remarqué qu’ils sont intelligents. Ils sont en train de donner des arguments.
Intreview réalisée par Stanys Bujakera


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