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*A plus ou moins deux semaines du 19 décembre 2016, deux visions majeures s’affrontent et divisent, aujourd’hui, la classe politique congolaise. D’abord, celle de Joseph Kabila, Président de la République, l’a si bien dit, lui-même, lors de son discours à la nation, le 15 novembre dernier, devant les deux chambres du Parlement, réunies en congrès, lorsqu’il réaffirmait, sans ambages, sa détermination à mettre en œuvre l’Accord politique, tel qu’il a été conclu et signé à la Cité de l’Union Africaine, à l’issue du dialogue, sous l’égide de Kodjo, le Facilitateur désigné par l’Union Africaine et appuyé par un Groupe International de soutien au dialogue. Puis, ramant à contre-courant et, à la limite, aux antipodes, celle d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui, faisant fi de l’Accord Politique conclu, le 18 octobre dernier, à la Cité de l’Union Africaine, brandit, paradoxalement, la menace du carton rouge et revient à la charge via Jean-Marc Kabund wa Kabund, le tout nouveau Secrétaire Général de l’Udps, avec l’annonce d’une série de manifestations de rue, à Kinshasa, en provinces et ailleurs dans le monde, en marge de cette date du 19 décembre 2016, pour marquer, selon lui, la fin constitutionnelle du mandat du Président Kabila.

Mais, entre les deux logiques diamétralement opposées, la CENCO joue à l’apaisement et poursuit avec ses consultations en vue d’un large consensus autour de la durée et du mode de gestion de la transition jusqu’aux élections dites apaisées. La Monusco se dresse, quant à elle, pour appeler à la retenue. Louis Michel et Said Djinnit font des navettes. Alors qu’entretemps, l’UE et les USA font pression jusqu’au point de proférer des ‘’menaces’’ des sanctions contre certains dirigeants. La jeunesse, celle-là même qui a toujours été délaissée est, désormais, caressée dans le sens du poil. Tous les partis et plateformes politiques ne jurent plus que sur elle - cette jeunesse-, pour faire ou défaire les autres, au nom de la même Constitution, grâce, évidemment, à une lecture sélective de certains des ses articles.

Pourtant, s’il était encore permis de croire aux vertus républicaines, tout ceci n’arriverait, rien de pire ne serait craint, ni perceptible en l’air. Est-ce tard de se ressaisir, de revenir aux bons sentiments patriotiques et d’abdiquer à la logique du chaos, du désastre et de la destruction ? Non. Si tout va bien, il faut sauver la patrie en danger. L’heure est, donc, venue, pour tous les politiciens, quelles que soient leurs tendances, d’arrêter la descalade et de regarder dans la bonne direction, pourvu que le pays s’en porte mieux.

Ici, un rapprochement, même à distance, entre Kabila et Tshisekedi est vivement souhaité. Car, il serait de nature à désamorcer les tensions. Mais, comment y arriver ? Telle est la question à laquelle les deux personnalités et leurs colistiers se doivent de répondre, s’il faut vraiment donner la chance à la paix en RD. Congo. Ne pas le faire, ce serait la meilleure façon de sacrifier le sort de ce pays sur l’autel des intérêts personnels et partisans.
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