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Président National du parti politique «Congo Na Biso», Professeur d’Universités et membre influent de la Dynamique de l’opposition, Freddy Matungulu Mbuyambu Ilankir met déjà le cap sur ce qu’il faudra faire après la signature de l’accord du centre interdiocésain. Dans une petite réflexion intitulée «place au travail», cet opposant aborde non seulement les grandes résolutions du dialogue du centre interdiocésain avec la médiation de la CENCO, mais il pose, également, les jalons d’un développement rapide et durable. Voilà pourquoi, il reste convaincu que le temps presse et que l’action doit être la nouvelle priorité pour tout le monde. Il note, par ailleurs, que dans ce nouveau contexte, toutes les énergies doivent désormais converger pour remettre rapidement la machine gouvernementale en marche et relancer le processus électoral en panne depuis si longtemps. C’est à ces conditions, poursuit-il, que l’élection présidentielle et l’alternance démocratique massivement voulues par le peuple pourront se réaliser avant le 31 décembre 2017 comme convenu dans l’accord global et inclusif du centre interdiocésain. Ci-dessous, l’intégralité de la réflexion du Professeur Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir.

RDC : place au travail !

Le 31 décembre 2016, le peuple congolais réuni en dialogue au Centre Interdiocésain de Kinshasa, sous la conduite de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a réaffirmé son attachement au Consensus de Sun City. Il a redit, sans ambiguïté, qu’en République Démocratique du Congo nul ne peut légalement rester au pouvoir plus de dix ans, que le changement de leadership à la Magistrature Suprême est et doit rester une obligation, un immuable rituel sacré, tous les cinq ou dix ans. Tel est le prescrit de l’Article 70, alinéa 1, de la Constitution : «le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois». En conformité avec celui-ci, l’Accord sanctionnant le Dialogue global et inclusif affirme : «Ayant accompli deux mandats, le Président sortant ne peut pas en briguer un troisième ». L’accord précise aussi que «les parties prenantes (signataires) s’engagent à n’entreprendre ni soutenir aucune initiative de révision et de changement de la constitution». Dans ce nouveau contexte, toutes nos énergies doivent désormais converger pour remettre rapidement la machine gouvernementale en marche et relancer le processus électoral en panne depuis si longtemps. C’est à ces conditions que l’élection présidentielle et l’alternance démocratique massivement voulues par notre peuple pourront se réaliser avant le 31 décembre 2017 comme convenu dans l’accord global et inclusif de la saint Sylvestre. Le temps presse, l’action doit être la nouvelle priorité pour nous tous. Adieu donc les interminables conciliabules, et bonjour le travail bien fait. Car, grands, énormes, en fait, sont les défis devant tous.

Défis politiques : organisation des élections présidentielle et législatives en 2017, restauration graduelle de l’Etat de droit, restauration de la paix, sécurisation du territoire national, construction de relations mutuellement avantageuses de bon voisinage.

Défis économiques : préservation de la stabilité monétaire et économique, relance de la production, restauration de la confiance avec les partenaires bilatéraux et multinationaux, amélioration de l’accès aux crédits bancaires par les particuliers.

Défis sociaux : mise en orbite de politiques de soutien aux secteurs et activités économiques à haute intensité de main d’œuvre et générateurs d’emplois (notamment pour les jeunes) ; amorce de réformes susceptibles d’améliorer la desserte en eau et en électricité, de renforcer le taux de scolarisation des enfants, d’améliorer les conditions d’accès aux soins de santé. Il est impérieux que l’amélioration des conditions de vie des populations redevienne la préoccupation première et le centre des actions, moins du discours, des gouvernants.

C’est vers les défis ci-avant que nos regards doivent se tourner maintenant. Et, en priorité, c’est sur eux que doit s’abattre, s’acharner, notre hargne de vaincre dans l’immédiat. C’est cela que la population congolaise attend désormais des leaders politiques nationaux de tous bords. Toute autre attitude serait incompréhensible!

Fait à Kinshasa, le 18 janvier 2017

Prof Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir
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