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La MP et le Front font match nul au Centre Interdiocéain au sujet du CNSA. Ils se disputaient, avec hargne, le poste de premier Vice-président du Conseil National de Suivi de l’Accord. Les divergences étaient tellement poignantes que cette discorde prenait en otage la venue d’un compromis politique sur la structure devant veiller au respect de l’entente politique du 31 décembre 2016. Pour couper la poire en deux, avec une sagesse quasi digne de Salomon, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo ont proposé qu’il n’y ait plus de préséance entre les trois Vice-présidents du lider maximo à la tête du CNSA. D’où, pour l’intérêt supérieur de la nation, les délégués du Front pour le Respect de la Constitution et de la Majorité Présidentielle ont-ils accepté d’avoir un poste équivalant à celui qui devra être octroyé à l’Opposition signataire du compromis politique de la Cité de l’UA. Par ailleurs, un consensus a été aussi dégagé sur le dispatching des 28 sièges du Conseil National de Suivi de l’Accord. Ce mardi, les discussions reprennent avec au programme les pimentes questions du Gouvernement et de la Primature. C'est là, à vrai dire, la vraie bataille. Ainsi, même si il y a avancé, le plus dur reste à faire pour les évêques catholiques.

D’après le compte rendu du bureau de presse de la CENCO, la Majorité présidentielle devrait avoir 9 membres, le Rassemblement 6, l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 4, le Front pour le Respect de la Constitution 4, l’Opposition Républicaine de Kengo 2 et, enfin, la Société Civile 3.

Un enfant né sous la douleur

Une controverse de plus féroce perdurait sur le partage des postes. Chaque composante accusait l’autre d’en vouloir un peu trop. «Nous ne sommes pas ici pour un problème de partage des postes. Nous sommes ici pour un problème de responsabilité par rapport à notre population. Nous nous battons pour restaurer le respect de la constitution en permettant à la population d’aller aux élections. Et face à ça, il est important de mettre en place un nouveau Gouvernement, de donner des repères », disait Sessanga, un des délégués du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. «Ils disaient hier qu’ils n’étaient pas intéressés aux postes. Mais aujourd’hui, ils veulent avoir tous les postes. L’opposition républicaine est pratiquement renvoyée. Elle n’est pas bien représentée. La société civile non plus n’est pas bien représentée. Le Front pour le respect de la constitution n’est pas bien représenté », a désapprouvé Valentin Mokonda Bonza aux micros d’une consœur. Toutefois, malgré les prises de bec, les parties prenantes sont parvenues à un Accord.

Le plus dur reste à faire

De toutes les questions qui fâchent au Centre Interdiocésain, celle liée au Gouvernement et mieux, à la Primature, sont les plus grandes sources de divergences. D’où, aux yeux de plusieurs analystes une avancée certes significative est enregistrée mais le plus gros du travail est encore à abattre. Ce, d’autant que la problématique du chronogramme d’application des résolutions de l’Accord de la Saint Sylvestre n’est pas encore arrêté. Or, deux dates importantes et incontournables doivent être fixées. Il s’agit de celle du jour de scrutin et celle de la passation civile ainsi que pacifique du pouvoir entre le Président Kabila et son successeur élu. La CENCO reste confiante qu’une entente est possible. Mais, il sied de signaler que les évêques doivent prendre l’avion pour Genève d’ici le 29 janvier. Et, ainsi, ils espèrent clôturer ce samedi 28. Le compromis sera-t-il trouvé à temps ou faudra-t-il un énième report ? La question reste posée.
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