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*Au point mort, les travaux sur l’Arrangement particulier au Centre Interdiocésain, sont, jusqu’ici, dans le pétrin. Pas d’avancée, ni de coudes franches. Kajepa Molobi, l’Analyste pro-Majorité, revient à la charge et apostrophe le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement, dans ce qu’il considère, lui, comme une véritable volte-face, en rapport avec sa volonté de participer à la gestion du pays, pendant cette période pré-électorale. Dans une nouvelle tribune libre, il accuse, avec la dernière énergie, le Rassemblement et invite, finalement, Etienne Tshisekedi à resserrer autrement ses rangs, s’il faut organiser en RD. Congo, une transition pacifique et non conflictuelle ainsi que des élections apaisées. Ci-dessous, lisez cette réflexion dont la teneur tend, de l’avis de son auteur, à ramener le Rassemblement à l’amour de la patrie.

Le Rassemblement bloque les négociations du Centre Interdiocésain

Quel est le but de la politique ? Quel sens devrait avoir une ambition politique ? Qui sert-on en politique ? Qui devrait-on servir ?

La politique est ce qui, avec la parole, particularise l’être humain. Les animaux peuvent crier, certaines espèces chantent merveilleusement bien, mais l’humain est le seul qui communique avec un vocabulaire suffisamment développé pour organiser une vie sociale rationnelle se distinguant, dans son essence, de la vie d’un troupeau ou d’une quelconque cohorte. C’est dans ce sens que la politique reste le propre de l’homme, tandis que le pouvoir se retrouve au travers de la vie de plusieurs autres espèces de la création divine.

Dans ce même registre, la politique est l’art de trouver, après confrontation des idées, les équilibres essentiels au sein d’une société conduite par des valeurs. En effet, chaque société a des valeurs. Elles peuvent s’avérer différentes d’une société à une autre mais aucune n’en est dépourvue.

La civilisation bantoue qui est la nôtre veut que la politique soit le lieu de domination de la valeur «service». Service non pas pour son propre intérêt mais, pour l’intérêt de la communauté. C’est ce que résume le concept «UBUNTU» que l’on entend beaucoup ces jours dans le microcosme politique congolais.

Suivant cette valeur fondatrice de notre culture, on devrait donc, rentrer dans la politique pour mettre son intelligence et son énergie au profit des intérêts de sa communauté.

Aujourd’hui, nous devons dénoncer avec la plus grande vigueur, l’escroquerie sociale dont a été et est encore responsable et coupable le groupe qui se présente sous le label « Rassemblement ». Alors que les ténors de ce conglomérat proclamaient à qui voulait les entendre, leur unique volonté d’amener le peuple congolais, le plus rapidement possible, vers des élections crédibles, transparentes et incontestables, le Rassemblement affiche, désormais, son attachement à servir les intérêts des étrangers dont il est le valet. Alors que pour une cause présentée comme patriotique, ce groupe a jeté dans les rues de Kinshasa et d’ailleurs, des jeunes naïfs dans des opérations de démolition de leur propre pays, dans lesquelles ils ont trouvé la mort, voilà que s’approchant du but, sur le plan de l’évocation des idées, ou de la formulation des programmes, s’installe un silence radio. Quel vilain prétexte !

Sur le plan des élections, hier, cheval de bataille, le Rassemblement devient amorphe. La presse proche de ce groupe, avec une naïveté infantile, semble compter sur le monde occidental pour organiser et financer des élections, espérées crédibles, dans un pays de près de 40.000.000 d’électeurs disséminés sur une superficie de 2.342.000 Km2.

Ceux qui, il y a seulement quelques mois, campaient mordicus sur le respect de la Constitution se battent maintenant corps et âme pour imposer une formule, à plusieurs égards, fort éloignée du texte du 18 février 2006.

Les masques tombent ! Nos « yebelistes » d’hier ne sont, en réalité, que des opportunistes. Ils ont surtout sacrifié la vie des jeunes Congolais dans le seul but de se retrouver autour de la table du pouvoir et pourquoi pas avec Joseph KABILA. Fallait-il pour cela autant de morts ? Quel mépris pour la vie humaine ! Voilà pourquoi les Kinois ont inventé un nouveau vocable « les welelistes » pour stigmatiser ceux qui n’ont pour objectif que la recherche des occasions de partage des postes.

Le Rassemblement prétend travailler avec les autres forces politiques et la majorité parlementaire, mais refuse de tenir compte du poids politique des autres. Où est donc le sens démocratique ? Même les avis de la CENCO ne trouvent plus crédit à ses yeux. Sur la question du choix du Premier Ministre, alors que les évêques, tout comme le groupe Kamerhe, conseillent de proposer trois (3) noms au Président de la République afin d’obtenir un accord respectueux de l’Institution « Président de la République», le Rassemblement s’obstine à vouloir imposer un seul et unique candidat qui, comme par hasard, est le fils du chef de file de cette organisation, par ailleurs, minoritaire dans le pays.

Pour ne pas cacher ses velléités dictatoriales, le Rassemblement exige le contrôle total du Conseil National de Suivi des Accords (CNSA). En effet, sans gêne, outre la présidence, le groupe de M. Tshisekedi veut obtenir les postes de Premier Vice-Président et de Rapporteur ; la MP, majoritaire dans le pays, devrait, elle, se contenter d’un poste de Vice-Président non pré-séant.

Dans l’esprit des propositions du Rassemblement, la Majorité Présidentielle devrait, du coup, devenir la minorité.

Selon quelle logique un groupe n’ayant jamais gagné des élections peut-il avoir autant de prétentions ? Ne serions-nous pas en train de quitter la démocratie ?

Ceux qui, il y a 16 ans, refusaient qu’un fils, même vaillant, succède à son père, combattent aujourd’hui pour que le père et son fils occupent, l’un, la tête de l’exécutif et, l’autre, la charge du contrôle du premier.

La revendication du partage du pouvoir ou, à la limite, l’exigence du départ d’un Chef d’Etat constitue-t-elle une politique ? Pas besoin d’être philosophe pour répondre par la négative.

Aujourd’hui, le Rassemblement ne vise plus les élections, il n’a aucun autre but que la recherche des places de travail, lucratives pour ses membres. Nous sommes plus proches du mercantilisme que de la politique.

Ce qui est plus grave dans notre situation d’aujourd’hui est qu’on se trouve dans la ressemblance avec les circonstances qui ont prévalu en 1960 lorsque des patriotes nationalistes convaincus, se battaient pour l’indépendance véritable alors que d’autres Congolais, transformés en chiens de garde de l’Occident, s’associaient aux colonialistes pour perpétuer sous d’autres formes, la colonisation.

Il est donc, urgent de rendre à la politique congolaise, ses lettres de noblesse, son caractère de service à la Nation, son combat pour la souveraineté. Il faut refuser le diktat que veut nous impo
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