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Malgré la veillée ‘’d’armes’’, de la nuit du 27 au 28 janvier 2017, entre parties prenantes aux discussions directes sous les bons offices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), c’est encore la fumée grise qui a été aperçue du haut de la cheminée du Centre Interdiocésain. La fumée toute blanche reste hypothéquée par des positions tranchées qui continuent à miner la Majorité présidentielle et le Rassemblement, avec quelques points de divergences à régler. Quand bien même les discussions directes engagées depuis le 8 décembre 2016, par l’épiscopat congolais se sont clôturées, dans la soirée du samedi 28 janvier dernier, sur décision des Evêques, force est de reconnaître que le plan architectural consacré aux arrangements particuliers, après la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, est loin de se matérialiser en chef d’œuvre, appréciée par tous. Et, pour cause, le rôle de la CENCO pendant la transition, le mode de désignation du Premier ministre et la nomenclature des ministères sont autant des points de désaccords qui ne cessent de diviser la Majorité présidentielle, élargie aux signataires de l’Accord du 18 octobre, d’une part, et le Rassemblement et non signataires de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, d’autre part. En outre, Majorité et Rassemblement, devront-t-ils chacun, concéder un poste ministériel pour garder l’équilibre de 53 postes ministériels que constitue la charpente du prochain gouvernement. Il est donc difficile, au regard de l’autopsie faite sur ces questions et du décor qui est planté, que le violon ne s’accorde entre les deux parties. Car, là où la Majorité voudrait mettre fin, à l’implication de la CENCO, pendant la période de transition de douze mois, le Rassemblement, quant à lui, tenant compte de l’amnésie et l’esprit versatile de certains acteurs politiques congolais, voudrait voir les Evêques, qui ont mouillé leur soutanes et se sont privés des sommeils lors des négociations directes, jouer le rôle de surveillant de l’Accord, afin de faire sauter, s’il le faut, le guet-apens tendu par des politiciens véreux ou mal intentionnés. En ce qui concerne la désignation du Premier-ministre, la Majorité présidentielle maintient, le nombre de cinq noms à présenter au président de la République, quitte à ce dernier d’opérer le choix. Le Rassemblement ne l’entend pas de cette oreille, et campe sur sa position car, pour lui, un seul nom suffit étant donné que la question avait été déjà réglée en plénière. Par ailleurs, s’agissant du profil du Premier-ministre, le débat est clos sur cette question parce que les deux parties ont convenu que le profil du Premier ministre est celui consigné dans la Constitution. Pour le dernier point relatif à la nomenclature des ministères, une commission ad hoc y a travaillé et est prête à rendre les dernières conclusions y afférentes. Les acquis des négociations directes Sur toute la ligne, il est noté certaines avancées significatives qui constituent des acquis aux discussions directes, à travers lesquelles, tous se sont mis d’accord. Au nombre de ces acquis, il y a lieu d’épingler, entre autres, Kabila reste en poste jusqu’à l’installation du nouveau président élu; Etienne Tshisekedi prend la tête du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) ; il sera épaulé par trois (3) Vice-présidents dont 1 issu de la MP chargé des Relations avec les Institutions, 1 de l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre chargé de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre et 1 du Front pour le Respect de la Constitution, chargé du processus électoral. Au chapitre de la taille du gouvernement, elle a été revue à la hausse soit, de 46 à 53 ministères. La MP avec 18 ministères et 3 vice-ministères, Rassop 13 ministères et 3 vice-ministères, Opposition signataires de l’UA 8 ministères et 3 vice-ministères, Opposition républicaine 2 ministères et 1 vice-ministère et, enfin, 2 ministères attribués à la Société civile, signataire de l’Accord du 18 octobre. Le MLC et le FRC disent ne pas être partie prenante au gouvernement. De la décrispation Plusieurs mesures de relaxation de politiciens encore incarcérés en prison, allusion faite aux personnalités emblématiques comme Eugène Diomi Ndongala, Anzuluni et Jean-Claude Muyambo ainsi que l’abandon de poursuites judiciaires des personnalités condamnées comme Moïse Katumbi Chapwe restent encore non opérationnelles. Et ce, nonobstant, la constitution d’un panel de hauts magistrats dirigé par le ministre de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, qui devrait statuer au cas par cas. Du moment où cette édition était sous presse, la rédaction du Journal La Prospérité a appris, aux dernières nouvelles, la relaxation de Moïse Moni Della, qui était détenu à la Prison Centrale de Makala. Des inquiétudes Quoique la publication du calendrier électoral par la CENI soit prévue au 15 avril prochain, la fin de la refonte du fichier le sera au 31 juillet 2017, la convocation du corps électoral le 30 octobre 2017, pour des scrutins planifiés prévus fin décembre 2017. Rien n’indique, par ailleurs, une date précise des scrutins encore moins, la publication des résultats. Mais également, la date de l’installation du Président de la République élu. La classe politique devrait donc se montrer galant pour respecter ledit accord car, mieux, on tue le temps, mieux les 12 mois de transition conclus, le 31 décembre 2016, sont grignotés. Les attentes de la population Au regard de la posture projective ci-dessus dressée, la crise exsangue à l’interne ne fait que ronger le pouvoir d’achat des Congolais. Le social est par terre. L’économie est catastrophique. Le ministre de l’Economie Bahati Lukwebo l’a suffisamment épinglé. Il va falloir donc une thérapeutique de choc de la part du gouvernement en gestation, pour se mettre rapidement à l’œuvre afin de juguler cette crise protéiforme.
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