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Sous la houlette du Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, la dernière séance plénière de la session extraordinaire de décembre 2016 s’est clôturée sur une note de satisfaction des Honorables députés, particulièrement au sujet de leurs émoluments. Au cours de leurs échanges, les éclaircissements ont permis à la chambre basse de dissiper tout malentendu exploité malencontreusement par les médias sur cette affaire.

Sur un autre registre, le Vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur et sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, en réponse à une question d’actualité lui formulée par l’Honorable Kabuya Mulamba, a apporté toute la lumière sur la problématique de l’insécurité généralisée dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central et du Kasaï Oriental.

Débutée le 17 décembre 2016, la session extraordinaire du mois de décembre s’est clôturée hier, jeudi 12 janvier 2017. Six (6) points y étaient inscrits à l’ordre du jour. Entre autres, l’investiture du Gouvernement, l’examen du projet de loi portant ouverture des crédits provisoires ; le projet de loi de finances de l’exercice 2017 ; le projet de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à la mutualité, la proposition de loi portant activités de la sous-traitance en RDC ainsi que la validation des mandats.

Aubin Minaku s’est profondément félicité, à l’occasion de cette cérémonie de clôture, de l’atteinte des objectifs qui ont été assignés à cette session parlementaire. D’ores et déjà, du haut de sa tribune, il l’a circonscrit en ces termes : «Aux termes de l’article 116 de la Constitution, chaque chambre du Parlement peut être convoquée en session extraordinaire par son Président sur un ordre du jour déterminé, à la demande soit de son bureau, soit de la moitié de ses membres , soit du Président de la République, soit du gouvernement. La clôture intervient dès que la Chambre a épuisé l’ordre du jour pour lequel elle a été convoquée et, au plus tard, trente jours à compter de la date du début de la session».

Affaire Kamuina Nsapu

Accompagné de son collègue des Relations avec le Parlement, Emmanuel Ramazani Shadary, ci-devant VPM en charge de l’Intérieur et Sécurité a fourni des réponses aux 5 questions lui posées par le Député Martin Kabuya Mulamba, au sujet de l’insécurité qui sévit dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central et du Kasaï Oriental. Les questions que voici, ont fait l’objet de son interrogation : (1) Que se passe-t-il réellement dans ces provinces ? Quid du phénomène Kamuina Nsapu : Mythe ou réalité ? (2) Quelle est la situation du Chef Kamuina Nsapu Mpandi ? Est-il en vie ou mort ? S’il est en vie, où est-il ? S’il est mort, où se trouve sa dépouille mortelle ? (3) Quelle est la cause principale de cette crise ? Comment comptez-vous la terminer sans usage de la force ? (4) A ce jour, quel est le bilan réel de ces affrontements ? (5) Qu’avez-vous fait pour essuyer les larmes de toutes les victimes ? (6) Qu’envisagez-vous de faire après ces affrontements sanglants ?

Emmanuel Shadary a fait le tour d’horizon de toutes ces préoccupations. Tenez ! Il est bien réel que Kamuina Nsapu est mort. Ceci n’exclut cependant pas son mythe car, il est des gens endoctrinés qui le revoient de temps à autre. Des solutions sont envisagées par le gouvernement. Il s’agit d’une approche purement politique qui consistera à sensibiliser les animateurs sociopolitiques et administratifs de ces coins du pays. Et puisque sa famille exige de voir son corps, Emmanuel Shadary a rassuré que le gouvernement fera tout pour l’exhumer. On investira un nouveau chef coutumier, ensuite une sensibilisation optimale sera menée pour restaurer la convivialité. Le gouvernement central enverra dans ces différentes provinces, à en croire le VPM, une commission pour tirer au clair d’autres éléments.

Avancées

Hier, en effet, la plénière a adopté définitivement le rapport de la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat relatif à la proposition de loi fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé. Avant la clôture de la session extraordinaire, une séance à huis clos a été organisée en présence des autorités du pays. Au cours de ces échanges, le Gouvernement a décidé de payer de manière échelonné les droits des députés.

En faisant un pas en arrière, l’on s’apercevra que le gouvernement Samy Badibanga a été investi, et le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires a été adopté. Le projet sur la loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à la mutualité a été aussi adopté.

Questions à problème

Le projet de loi de finances de l’exercice est en surséance. Ce, à la demande du Premier ministre qui conclut que ses prévisions ne sont pas à la hauteur des missions qui sont assignées à son gouvernement. Cela veut dire, les élections de qualité, la cohésion nationale et l’amélioration du social des congolais. Autre point à considérer c’est la validation des mandats de certains suppléants dont les titulaires sont actuellement au gouvernement.
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