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Le Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi Mabuluki poursuit ses consultations. Après avoir échangé avec le Président du Conseil d’Administration des Universités et Instituts Supérieurs publics, le Professeur Tharcisse Tshibangu, le patron de l’ESU a conféré avec la délégation des Universités et Instituts supérieurs privés. C’était hier, mardi 10 janvier 2017. Conduite par le Professeur Oscar Nsaman-O-Lutu, cette délégation a présenté, de prime à bord, ses vives félicitations au nouveau Ministre Steve Mbikayi et le Vice-ministre, Christophe Mboso. Ce, avant de présenter les vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. Au menu de leur échange, toute la situation qui prévaut dans le secteur privé de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Pendant plus d’une heure, Steve Mbikayi est resté à l’écoute de ses invités.

Les problèmes exposés au Ministre sont certes énormes, mais avec un peu de détermination, les solutions seront trouvées. Comme dans ses habitudes, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a rappelé qu’il n’y a pas des solutions magiques, si ce n’est que l’unité de force pour le bien-être du pays. Au sortir de l’audience, le Professeur Oscar Nsaman, Recteur Magnifique des Universités de Cépromad s’est confié à la presse pour faire la synthèse de leurs échanges. «Notre présence ici se justifie par un fondement juridique qui se trouve être la loi-cadre de l’enseignement surtout, en son article 129 qui crée ce que l’on appelle les organes d’administration de l’enseignement supérieur. Parmi ces organes il y a, entre autres, le conseil d’administration des universités publiques qui est dirigé par Mgr Tshibangu, le conseil d’administration des instituts techniques qui est dirigé par le professeur Mbiye, le conseil d’administration des ISP et le conseil d’enseignements supérieurs et universitaires que votre humble serviteur, le professeur Nsaman, dirige. Nous sommes là parce que le ministre vient de faire son entrée. Il n’était que normale que nous venions lui présenter nos félicitations et puis, aussi, profiter de cette occasion, entre autres, pour remercier le Président de la République et le Premier Ministre qui ont voulu qu’il puisse être là », a martelé le chef de la délégation. Aussi, poursuit-il, nous sommes venus lui féliciter surtout et aussi parce que, contrairement aux habitudes, ce ministre est promoteur d’un établissement d’enseignement privé, lui-même. Donc, c’est un opérateur culturel, éducationnel, qui connaît les problèmes de l’éducation, qui connaît l’importance et l’utilité publique qu’apporte le secteur privé à l’éducation.

L’objet de la visite

Expliquant l’objet de la rencontre, le Professeur Oscar Nsaman a souligné qu’il y a plusieurs problèmes au sein des Universités et instituts supérieurs privés. «Ainsi, nous lui avons rappelé les problèmes qui peuvent être les nôtres, c'est-à-dire, dans le cadre de l’enseignement. Il y a un problème au niveau de l’enseignement supérieur. Entre autres, les universités privées croient qu’à l’allure où vont les choses, les établissements d’enseignement supérieur risquent de devenir des industries de fabrication des chômeurs parce qu’il ne sert à rien de produire des milliers de diplômés qui ne savent pas quoi faire avec leurs diplômes. Pour cela, il faut qu’on prenne des mesures qui cadrent avec l’assurance qualité, des mesures qui soient des mesures de fond. Les problèmes de fond sont des problèmes de ratio entre le nombre de professeurs et des étudiants», a-t-il expliqué.

Et de poursuivre que les universités privées au Congo sont en train de fournir des efforts fantastiques malgré les handicapes et contraintes, entre autres, le terrorisme fiscal.

«Savoir que diriger une université, c’est comme diriger une petite et moyenne entreprise. L’université doit être prise comme une industrie de création des œuvres d’esprits qui doivent être vendues. Mais chez nous ça ne se passe pas comme ça. Nous devons revaloriser ça. C’est pourquoi, les privés veulent que nous disions non à la nationalisation. Nous disions oui à l’esprit de créativité. Créer, c’est conforme à ce que l’on appelle statut, à ce que l’on appelle constitution. Les universités privées sont prêtes à accompagner l’Etat », a-t-il fait savoir.

Kevin Inana
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