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Les chefs de services de renseignement des États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs se sont réunis dans la ville de Goma (est de la RDC) à partir de ce mercredi. Selon le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, qui a pris part à ces...
Les chefs de services de renseignement des États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs se sont réunis dans la ville de Goma (est de la RDC) à partir de ce mercredi. Selon le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, qui a pris part à ces assises stratégiques, les différentes recommandations de la rencontre ont porté notamment sur l’échange des informations sécuritaires sur les menaces insurrectionnelles des groupes armés sur les États de la sous-région. Les responsables des services de renseignement ont convenu de s’informer mutuellement des potentielles menaces qui peuvent se préparer par les groupes rebelles contre un État à partir du territoire étranger. Les responsables des services de renseignement du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie, du Soudan, de la République Centrafricaine, du Congo-Brazzaville, de la Zambie et de l’Angola ont pris par à cette rencontre, présidée par l’Angola. Les assises avaient pour invités un représentant de la communauté des États de l’Afrique Australe et de l’Union Africaine. « L’insécurité récurrente provoquée par les forces négatives; FDLR, ADF et les résidus des LRA ainsi que des groupes armes comme les Nyatura, NDC et les APCLC, du retour en scène des ex M23. Tous ces faits d’actualité récente sont graves » a déclaré Kalev Mutond, directeur général de l’agence nationale de renseignement de la RDC.
Les délégations de services de sécurité de la région ont également indiqué qu’un mécanisme d’alerte et d’informations aux chefs d’États de la Conférence internationale sur la région des Grands-Lacs devra être mis en place pour faciliter la prise de décision rapide lors d’une imminente menace de déstabilisation d’un État de la région. À la radio Okapi, le secrétaire exécutif adjoint de la CIRGL Vicente Muanda a dit à propos du centre de fusion des renseignements qui se trouve à Goma et qui est un important outil de travail pour le comité « Mon rôle ici est de vous rappeler, qu’à la rencontre de Luanda au mois de Novembre de l’année 2016 passée, il était décidé de convoquer une session extraordinaire dans laquelle vous récolterez les différents rapports compilés sur l’évolution des activités dans le centre ici à Goma. L’utilité de ces rapports, est de renforcer les mécanismes et le management du fonctionnement du centre à Goma, mais aussi la capacité des autres institutions œuvrant ensemble. Je pense que la rencontre doit se focaliser sur ça. Ce n’est pas pour détruire le centre ou de le changer mais de renforcer les capacités du centre. Le secrétariat de la conférence continuera de travailler dur, en étroite collaboration avec le centre ainsi que toutes les institutions sœurs, afin que nous arrivions à répondre aux objectif de l’organisation, qui sont la paix, la stabilité et le développement. »
Cette réunion s’est tenue alors que la République Démocratique du Congo craint que les rebelles du mouvement du 23 mars, cantonnés à Bihanga en Ouganda lancent une nouvelle insurection sur le territoire Congolais après la fuite d’une centaine de ceux-ci de ce camp militaire. L’Ouganda qui indique avoir arrêté une partie de ces ex rebelles qui tentaient d’entrer en RDC a annoncé hier à Kampala des nouvelles dispositions pour empêcher que ces membres de la rébellion du M23 s’infiltrent sur le territoire de la République Démocratique du Congo. C’était lors de la rencontre entre le président Ougandais et Saïd Djinit, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands-Lacs.
politico.cd

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