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* Au cours d’une rencontre hier au palais présidentiel, le chef de l’Etat et les évêques venus lui remettre le texte du compromis ont planché sur l’exigence de l’inclusivité.
Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a reçu hier mercredi 4 janvier en fin d’après-midi les têtes couronnées de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Selon le Secrétaire général intérimaire et porte-parole de la CENCO, Abbé Donatien Nshole, cité par le site d’informations en ligne, " Actualité.cd ", "Les évêques tenaient à lui donner la primeur des textes de l’accord global et inclusif tout en lui signifiant qu’il y a une partie qui reste ".
Les mêmes sources affirment que le Raïs a encouragé les prélats à achever rapidement les étapes restantes pour la mise en œuvre du nouvel accord.
" La phase la plus importante ça sera la mise en œuvre. Il a insisté sur le fait que l’essentiel dans tout ça c’est l’organisation des élections ".
Le président de la République s’est également engagé à appliquer le compromis trouvé. " Le chef de l’Etat s’est dit disposé à accompagner la mise en œuvre de cet accord ; il a donné sa parole c’est la plus importante ", a indiqué l’Abbé Donatien N’Shole.
A l’occasion, le chef de l’Etat a même autorisé l’épiscopat catholique à poursuivre ses bons offices, comme souhaité par certains ténors de la Majorité présidentielle. " Il a demandé aux évêques qu’est-ce qui reste…nous le lui avons dit, et il nous a demandé de continuer ", a confié le Sg intérimaire de la CENCO.
Selon des sources qualifiées, toutes les parties signataires de l’accord du 31 décembre vont se retrouver ce jeudi 5 janvier 2017 pour " négocier l’arrangement particulier avec en toile de fond l’exigence de l’inclusivité".
On rappelle qu’après la signature, le 31 décembre 2016, du compromis politique né des pourparlers directs entre signataires et non-signataires de l’Accord du 18 octobre, au Centre interdiocésain, les sociétaires de la Majorité présidentielle paraissaient vouloir rétropédaler. L’opinion a assisté à diverses réactions des ténors de la famille politique du chef de l’Etat, relativisant presque la portée de l’Accord de la Saint Sylvestre.

DEFAUT D’INCLUSIVITE
Dans un communiqué daté du mardi 3 janvier, le porte-parole de la MP, André-Alain Atundu, tout en qualifiant l’accord du Centre interdiocésain non seulement de "signal fort" mais aussi d’"avancée notable" sur la voie des "élections apaisées et transparentes", avait dénoncé le "déficit d’inclusivité" dudit compromis. Atundu a expliqué cette situation par la non-signature du nouvel accord par " certaines forces politiques et sociales ". Notamment le MLC et ses Alliés du Front pour le respect de la Constitution.
Cependant la MP a dit être disposée à appliquer les dispositions de l’accord du 31 décembre, ce, dans le respect de la lettre et de l’esprit de la Constitution et des lois congolaises.
Un jour plus tôt, le mardi 3 janvier, le ministre de la Communication et des médias Lambert Mende, saluant ce compromis du 31 décembre, a souligné qu’il y a encore un " sérieux problème d’inclusivité".
Selon le patron de la CCU, " l’accord conclu et signé ne règle donc pas tous les problèmes de fond ". Et de préciser que " la gestion de cette question d’absence d’inclusivité est capitale et urgente dans la perspective de l’arrangement particulier immédiat entre forces politiques pour la mise en œuvre de l’accord."
Il faut aussi noter la montée au créneau de l’opposition signataire de l’accord de la Cité de l’Union africaine qui se sent de moins en moins concernée par le compromis trouvé au Centre interdiocésain…
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