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Le 40me jour du séjour du patriarche Charles Mwando Nsimba au royaume des ancêtres a été marqué, le lundi 23 janvier 2017, par un culte religieux à la paroisse catholique du Sacré-Cœur, dans la commune de la Gombe. Tout le gratin politique de Kinshasa, toutes tendances confondues, était là. Si l’officiant du jour a rappelé que le disparu fut un homme de grand cœur, bâtisseur d’écoles et d’hôpitaux, son ami Pierre Lumbi pour sa part n’a trouvé que deux mors pour rendre hommage à celui avec qui il avait partagé 30 ans de vie politique commune : « Charles Merci ». Quant à son fils, Christian Mwando, il a plaidé pour la pérennisation de son combat politique, fondé sur l’émergence de la vraie démocratie en RDC.
En cette douloureuse circonstance, un message était fort attendu, c’est celui de sa veuve, Rove Museng Mwando. L’assistance a noté, à travers son propos, qu’elle tenait à libérer sa conscience d’un poids. Elle l’a fait à travers une requête exclusivement adressée au Chef de l’Etat, Joseph Kabila.
La substance de cette interpellation est que celui qui assume les charges de garant de la Nation trouve le moyen d’honorer la mémoire de son mari, qui a rendu de bons et loyaux services à la patrie, à des degrés et titres divers, pendant 50 ans. Sans indiquer précisément la nature de ce qu’elle attend du premier d’entre les Congolais, on croit savoir que la veuve Mwanda souhaite, en mémoire du père de ses enfants, une reconnaissance honorifique qui lui permette d’entrer à jamais au panthéon de l’histoire nationale.
Lorsque l’on revisite le parcours professionnel et politique de Charles Mwando, on note qu’il faut plusieurs fois gouverneur de province, ministre et parlementaire sous la Deuxième République, comme sous le régime 1+4 et la Troisième République. Il fut même, à un moment donné, nommé Informateur du gouvernement, chargé de consulter les candidats au poste de Premier ministre avant l’avènement d’Augustin Matata au poste, en 2012. La balle, comme diraient les sportifs, est lancée dans le camp du Président de la République.
Fondateur de l’Unadef (Union des Nationalistes et Démocrates Fédéralistes), Charles Mwando Nsimba est à compter au nombre des leaders politiques animateurs de la fronde au sein de la Majorité Présidentielle, en 2015, avec pour souci majeur le respect de la Constitution et le refus d’un troisième mandat pour le Chef de l’Etat. Solidement attaché à cet idéal, il n’avait pas hésité à sacrifier son poste de 1er vice-président de l’Assemblée Nationale ainsi que d’autres privilèges et honneurs liés à son statut de cadre la Majorité Présidentielle. Si le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement s’est rapidement imposé sur la scène politique congolaise comme une méga plate-forme incontournable pour la résolution de la crise de légitimité au sommet de l’Etat, c’est entre autres grâce à l’adhésion du G7 dont Charles Mwando était un des grands animateurs.


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