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C’est désespérément que certains politiques se battent pour la refonte totale de la composition de l’équipe dirigeante de la Centrale électorale. Peine perdue car, l’Accord du 31 décembre n’a, en définitive, proposé qu’un réaménagement technique de la Ceni qui, faut-il le souligner, ne vise pas la tête, entendez Corneille Nangaa, son président. Autre chose. Depuis 2006, année de la tenue des premières élections démocratiques après celles de 1960, la CENI a toujours été dirigée par une personnalité désignée par la Société Civile, principalement dans sa composante Confessions religieuses. Ce, conformément à l’Accord Global et Inclusif de Sun City. C’était le cas avec le regretté Abbé Malumalu, le Révérend Ngoy Mulunda et tout dernièrement avec Corneille Nangaa. C’est dans cet esprit que les confessions religieuses, agacées par les manœuvres politiciennes visant le chambardement à la CENI, sont sorties de leur réserve, pour signer une déclaration musclée, soutenant l’actuel président de la CENI, M. Corneille Nangaa. Dans leurs argumentaires, les Chefs des Confessions religieuses font remarquer que le temps est la denrée la plus précieuse de ce processus. C’est pourquoi, ils ne s’inscrivent pas dans la logique des démarches susceptibles de faire perdre inutilement du temps et de ralentir le rythme des opérations en cours. Ainsi, découragent-ils les tentatives qui, au motif apparent de rechercher la crédibilité du processus, veulent, en réalité, appliquer la politique de la table rase en exigeant une telle refonte totale de la CENI. Ceci aurait comme conséquence, martèlent-ils, l’éloignement des dates des scrutins et surtout, de nuire à l’indépendance de la CENI. Ces manœuvres qui, soulignent-ils, ne relèvent nullement du souci de répondre aux préoccupations de la population, ne peuvent en aucune manière engager les Chefs des Confessions religieuses. En clair, les confessions religieuses ne jurent que par Nangaa Corneille. Pour rafraîchir la mémoire des prédicateurs du chaos à la CENI, La Prospérité balance, à nouveau, dans les lignes qui suivent, la position des confessions religieuses en rapport avec la situation politique de l’heure en RD-Congo. Message des chefs des confessions religieuses en rapport avec la situation politique de l’heure en République Démocratique du Congo Les Chefs des Confessions religieuses de la République Démocratique du Congo rendent gloire au Très-Haut pour Sa main secourable posée sur notre pays et qui est le soutien fidèle pour la paix et la concorde entre les filles et fils de cette Nation en cette période d’incertitude, où les chocs endogènes et exogènes ont tendance à perturber la confiance de certains en eux-mêmes, voire la foi en Dieu, Maître des temps et des circonstances (Daniel chapitre II, verset 21). Ils réitèrent leur soutien à toute initiative tendant à favoriser un climat de cohésion nationale et de paix au sein de la population d’une part, et de la classe politique d’autre part. Par ailleurs, les Chefs des Confessions religieuses ont salué la signature de l’Accord Politique du 18 octobre 2016 d’autant plus qu’il est perçu comme la matérialisation clé la volonté des parties prenantes de favoriser l’émergence des conditions susceptibles de permettre au peuple de se choisir ses représentants au travers d’un processus électoral transparent, crédible et ce, dans des conditions générales apaisées. C’est pour cette raison qu’ils ont donné leur appui et continuent à se tenir prêts à encourager toute initiative tendant à consolider cet élan fondé sur un attachement aux vertus de la dignité humaine. C’est dans cette optique que les Chefs des Confiassions religieuses saluent la mission de bons offices conduite par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). En effet, cette initiative consiste à élargir la base du consensus, en permettant à ceux qui n’avaient pas pris part à la signature de l’accord du 18 octobre 2016, de contribuer de manière efficiente à l’enrichissement, en vue de parvenir à la grande inclusivité tant souhaitée par toutes les parties prenantes. Ils souhaitent ardemment que l’action menée par la CENCO reste dans son déploiement : de nature neutre et désintéressée pour permettre la sécrétion des valeurs communes et la préservation des acquis fondamentaux du dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Les Chefs des Confessions religieuses croient aux élections bien organisées comme unique moyen pacifique de régler les questions relatives à la compétition politique. A cet effet, ils saluent les efforts menés dans ce sens en vue de doter le pays d’un fichier électoral fiable et crédible, condition sine qua non à la convocation du corps électoral. Ils notent avec satisfaction la clôture de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la province du Nord-Ubangi où, selon les informations recueillies, ladite opération a été un franc succès avec un taux de réalisation de 96% dont 56% des hommes et 44% des femmes. Il va donc falloir, dans le reste des provinces, mobiliser davantage les femmes, pour améliorer leur participation avec un score satisfaisant. Ils encouragent également l’autorité électorale (CENI) à poursuivre ce travail de manière à atteindre le seuil critique nécessaire dans le délai convenu. Les Chefs des Confessions religieuses font remarquer que le temps est la denrée la plus précieuse de ce processus. C’est pourquoi, ils ne s’inscrivent pas dans la logique des démarches susceptibles de faire perdre du temps et ralentir le rythme des opérations en cours. Ainsi découragent-ils les tentatives qui, au motif apparent de rechercher la crédibilité du processus, veulent appliquer la politique de la table rase en exigeant une refonte de la CENI. Ceci aurait comme conséquence, l’éloignement des dates des scrutins et surtout de nuire à l’indépendance de la CENI. Ces manœuvres qui ne relèvent nullement du souci de répondre aux préoccupations de la population, ne peuvent en aucune manière engager les Chefs des Confessions religieuses. Parties prenantes au processus historique du choix des animateurs relevant de leur composante, les Chefs des Confessions religieuses informent l’opinion nationale qu’ils réitèrent leur confiance aux délégués de la Société Civile au sein de la centrale électorale, désignés conformément à la loi en vigueur et dont la compétence et le management sont reconnus unanimement. A cet égard, les Chefs des Confessions religieuses trouvent qu’il ne faut pas faire perdre du temps à la Nation durement éprouvée par le report des dates des scrutins, étant donné que l’essentiel aujourd’hui est l’organisation des élections dans des conditions acceptables. Tout en affirmant leur soutien aux initiatives de cohésion nationale et de paix, les Chefs des Confessions religieuses en appellent au sens de responsabilité de chacun pour que la Nation traverse cette période dans un climat de paix. En conséquence, ils conseillent l’humilité et la modération à tous, pour que triomphe la fraternité sur les différences. Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo notre cher et beau pays. Fait à Kinshasa, le 09 décembre 2016 Les Confessions religieuses, Monseigneur Pierre MARINI BODHO, Président National de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) Cheikh ALI MWINYI MKUU Imam Représentant Légal de la Communauté Islamique Révérend ELEBE KAPALAY Delphin Représentant Légal 1er Suppléant de l’Eglise Kimbanguiste Bishop Albert KANKIENZA MWANA MBOO Evêque Général de l’Eglise du Réveil du Congo Monseigneur Simon NZINGA MALUKA Archevêque National et Représentant Légal de l’Union des Eglises Indépendantes du Congo Colonel Lucien LAMARTINIERE Chef de Territoire et Représentant Légal de l’Armée du Salut Professeur Théodore FUMUNZANZA GIMWANGA Secrétaire de l’Archevêché de l’Eglise Orthodoxe
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