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La Majorité présidentielle (MP) appelle les parties prenantes aux discussions directes du Centre interdiocésain de Kinshasa, au respect de toutes les prérogatives constitutionnelles reconnues au Président Joseph Kabila en tant que Chef de l’Etat, a déclaré jeudi, le porte-parole de la MP, André-Alain Atundu Liongo, au cours d’une conférence de presse, à son siège. « Toutes les prérogatives constitutionnelles reconnues au Président Kabila en tant que Chef de l’Etat jouent et doivent jouer pleinement », a-t-il indiqué, soulignant que le Rassemblement est tenu de présenter au Président de la République au moins cinq noms de personnalités candidates au poste de Premier ministre pour lui permettre de désigner en toute prérogative et en toute sérénité la personnalité à nommer à ce poste.

Pour le porte-parole de la MP, cette exigence est conforme à la rationalité politique qui reconnait au Chef de l’Etat le droit de refuser et donc de désigner un Premier ministre selon le pouvoir discrétionnaire qui lui est reconnu, précisant que ceci est une pratique constante depuis la naissance de la 3ème République. La MP appelle, par ailleurs, le président du Comité des sages du Rassemblement à peser de tout son poids au sein de l’opposition pour épargner au peuple congolais et au processus électoral en cours les désagréments d’une crise de toute évidence voulue et planifiée au risque d’anéantir tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par l’accord de la Saint Sylvestre.

Elle dénonce le manque d’esprit d’ouverture et de bonne foi dans le chef de l’opposition politique à l’occasion du débat en cours sur le Conseil chargé de suivi de l’accord du 31 décembre. Contrairement à l’engagement solennel de toutes les parties prenantes de respecter la Constitution dans son intégralité et dans le but évident de fausser le jeu démocratique en contournant les lois en la matière, a déclaré M. Atundu, l’opposition politique présente des propositions qui ignorent superbement les pertinentes dispositions de la Constitution qui classifient la classe politique en Majorité et Opposition, se présentant en ordre dispersé pour exiger 24 postes sur les 28 du Conseil national à pourvoir ne laissant à la Majorité que 4.

Cette attitude de provocation est inacceptable et constitue la preuve évidente de la volonté de l’opposition de susciter une atmosphère factice de crise en bloquant la progression normale des travaux dans le but de réaliser son dessein de chaos et d’instaurer un régime d’exception.

La MP exhorte les parties prenantes à la conscience républicaine, au respect intégral et non discriminatoire de la Constitution pour éviter au peuple congolais la désespérante perspective d’un avenir incertain. « Soucieuse du respect scrupuleux de la légalité et de la sauvegarde de la paix sociale, la MP convie toutes les parties prenantes à revenir à la nomenclature constitutionnelle reconnue à savoir, la majorité, l’opposition et la société civile, a dit André-Alain Atundu, soulignant que tel est le seul critère valable à même de garantir l’équité de traitement entre les parties et la bonne foi des débats.
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