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Les grandes questions politiques et sécuritaires du moment en République Démocratique du Congo ont été passées en revue, au cours de la première réunion de l’année du Conseil supérieur de la Défense présidée mardi au Palais de la Nation par le Président Joseph Kabila, en sa qualité de Commandant suprême des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).

Le ministre de la Défense nationale, Crispin Atama Tabe, porte-parole de la réunion, a déclaré à la presse à l’issue de la rencontre, que sur le plan diplomatique, il a été noté que les négociations menées par la CENCO pour résoudre la crise politique en RDC bénéficient de l’appui de la communauté internationale.

Aussi, a-t-il ajouté, il a été recommandé qu’une diplomatie fort agissante soit menée, surtout lors du sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine en mars prochain à Addis-Abeba, pour que les Chefs d’Etat africains appuient également ce processus, comme ils l’ont fait lors des négociations ayant abouti à l’Accord du 18 octobre à la Cité de l’Union africaine.

Le ministre de la Défense nationale a indiqué, par ailleurs, qu’il a été dit qu’on fasse attention à la présence sur le territoire national des combattants de l’ancien vice-président du Soudan du Sud, que la MONUSCO a amenés en RDC. Il est ainsi demandé à la communauté internationale de faire rapidement en sorte que tous ces éléments quittent le territoire national.

Aussi, en rapport avec la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies prévue en mars prochain sur le mandat de la MONUSCO, a dit le ministre de la Défense nationale, il a été décidé que la position de la RDC anciennement défendue sur cette question soit soutenue.

Le Conseil a ensuite examiné une série de situations qui, selon le ministre Atama Tabe, menacent la paix et la sécurité du pays, notamment la déstabilisation de l’Est du pays par les M23, le conflit bantous-pygmées dans la province du Tanganyika, le phénomène Kuluna dans la ville de Kinshasa, les miliciens Kamwena Sampu, dans le Grand Kasaï et le conflit qui oppose aujourd’hui les partisans de Bundu Dia Kongo, au Kongo Central. Toutes les mesures concrètes ont été prises pour mettre fin à toutes ces menaces, a souligné le ministre.

Il a précisé, par ailleurs, que concernant les miliciens de Kamwena Sampu, le Conseil a décidé d’aborder la question dans sa globalité, à savoir tant sur le plan politique que militaire. Il a donc été décidé sur le plan militaire que soit créér un secteur opérationnel dans le Grand Kasaï pour sécuriser l’ancien Kasaï Occidental et l’ancien Kasaï Oriental. Et dès ce jeudi, le Premier ministre conduira une forte délégation du gouvernement qui va sillonner les deux provinces, à Kananga et à Mbuji-Mayi. Tous les gouverneurs concernés aborderont ensemble la question politiquement et coutumièrement.

S’agissant de l’armée, a encore dit le ministre de la Défense, le Chef d’Etat-major général des FARDC, le général d’armée Didier Etumba, a exposé sur le programme comportant notamment la formation et les entrainements continus de l’armée, avant de présenter la nouvelle réorganisation des FARDC dans les régions troubles.

Aussi, il faut noter la création de trois nouveaux secteurs opérationnels de défense, à savoir les secteurs opérationnels de Mambasa, du Grand Kasaï et de Sokola II, au Nord-Kivu ouest, avant de faire allusion à l’intensification des opérations militaires dans les zones concernées.

Enfin, a dit le ministre de la Défense, le Chef d’Etat-major général a abordé les questions de l’administration et de la logistique de l’armée qui consistent essentiellement à la mise en place de nouvelles unités formées. Et, concomitamment à cela, il est prévu, tout prochainement, une réunion avec le commandement de la PNC pour traiter des questions concernant le recrutement et la formation visant la restauration et la consolidation de la paix en RDC.
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