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*La première semaine du mois de janvier 2017 s’annonce décisive pour ce qui concerne la mise en œuvre de l’Accord politique signé la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre, au Centre Interdiocésain, sous les auspices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Les parties signataires vont conclure un Arrangement particulier ou un Addendum sur le calendrier de l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, la composition du Gouvernement d’Union nationale et des Gouvernements provinciaux.

Si les politiciens de la Majorité et de l’Opposition finissent de se partager le morceau, il faudra alors que la CENCO et tous les acteurs nationaux et internationaux s’impliquent pour faire sortir la RDC de la crise. En même temps, il faudra travailler dur pour faire accepter les termes dudit Accord à la population.

A Kinshasa, la signature de l’Accord entre le pouvoir et l’opposition a été accueillie favorablement. Contrairement aux violences qui avaient émaillé le Dialogue de la Cité de l’Union Africaine, les 19 et 20 septembre dernier, ou encore les manifestations spontanées de la nuit du 19, la paralysie du 20 et 21 décembre dernier, dans la foulée de l’expiration constitutionnelle du second et dernier mandat présidentiel, aucun affrontement n’a été signalé entre les forces de l’ordre et les manifestants contestataires. L’apaisement est réel. Cette fois-ci, c’est peut-être la bonne, croit-on.

Que dit l’Accord de la CENCO ?

Le nouvel Accord, signé la nuit du 31 décembre 2016 au 1er janvier 2017, ne remet pas en cause les dispositions fondamentales de l’Accord du 18 octobre 2016. Le Président Kabila reste en fonction jusqu’à l’élection de son successeur élu en décembre 2017. L’élection présidentielle ainsi que les législatives nationales et provinciales seront organisées le même jour et en une séquence. Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est maintenu à son poste, car très soutenu par la Majorité Présidentielle et les Confessions religieuses qui l’avaient désigné. Néanmoins, chaque composante a reçu le droit de remplacer ses délégués à la CENI, au nom de la redynamisation. En retour, l’opposition a obtenu que le Gouvernement de Transition à instituer soit dirigé par une personnalité du Rassemblement. Il en est de même pour le Comité national de suivi de l’Accord confié au vieil opposant, Etienne Tshisekedi. La durée de la transition a été écourtée. Au lieu d’avril 2018, les élections sont ramenées à la fin de l’année 2017. L’Opposition a également obtenu que la Constitution du pays ne soit pas révisée pendant la période préélectorale et électorale. Il n’y aura, donc, plus de troisième mandat pour le Président de la République, ni de référendum.

Après l’adoption, l’application

Une chose est d’adopter l’Accord, une autre est de l’appliquer. En effet, plusieurs analystes se montrent sceptiques quant à la bonne mise en œuvre de l’Accord du Centre Interdiocésain. Ils ont encore frais, en mémoire, le calendrier électoral global publié par la CENI en février 2015 qui n’a, malheureusement, pas été appliqué du fait principalement, des calculs politiciens. D’autres analystes évoquent les objections de quelques politiciens signataires de l’Accord du 18 octobre dernier, se réclamant de l’opposition, qui sont en passe de perdre des avantages. Au soir du 31 décembre, ils ont tenté de désacraliser la médiation de la CENCO. Parallèlement, le MLC et ses alliés, constellés au sein du Front pour le Respect de la Constitution, ont refusé de signer le nouvel Accord politique pour n’avoir pas reçu la direction du Comité national de suivi. C’est donc une question de positionnement de part et d’autre. Le peuple congolais ne suivra, certainement, pas les élucubrations mentales de tous ceux qui se battent pour leurs propres ventres. Maintenant que la voie qui conduit à l’organisation des élections a été déblayée avec l’aide de la CENCO, le cap est, désormais, mis sur les échéances. Dans son traditionnel discours de message de vœux, le Président Kabila a fixé les priorités pour l’année 2017. Une année essentiellement électorale, parsemée de nombreux défis à surmonter ; une année de redressement économique, une année du social et de stabilité sur le plan sécuritaire et politique.

Les chances de réussite

S’il faut revoir les conditions difficiles dans lesquelles est né l’Accord politique de la Saint-Sylvestre, il y a, effectivement, lieu de s’interroger sur son applicabilité. Mais, plutôt que de verser dans le pessimisme, le nouvel Accord a beaucoup plus de chance d’aboutir pour plusieurs raisons. Cet Accord intervient dans un contexte politique marqué par la fin du second mandat constitutionnel du chef de l’Etat. Le retour à la légalité et à la légitimité devient une urgence. Le seul moyen d’y parvenir, c’est d’organiser de bonnes élections. D’ailleurs, le Nonce apostolique l’a dit et répété, cette nuit-là, aux délégués. Pour sa part, la Monusco se félicite de la signature de l’Accord. Dans un communiqué de presse, Maman Sidikou reconnaît que l’inclusivité souhaitée a permis d’avoir un consensus plus large. Il faut, dit-il, sauvegarder la stabilité politique en mettant en œuvre chaque point de cette nouvelle feuille de route politique. Maman Sidikou a renouvelé l’engagement de la Monusco à continuer à apporter le soutien logistique et technique à la mise à jour du fichier électoral. Pourvu que chacun joue sa partition. Que les acteurs politiques ainsi que la population créent un climat favorable à des élections libres, justes et crédibles.
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