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Le commandant intérimaire de la 34ème région militaire, le général François Kamanzi, a présenté mercredi 18 janvier, deux présumés combattants de l’ex-Mouvement rebelle du M23 au gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku. Il s’agit du major Zimurinda James et de l’Adjudant-chef Désiré Karangwa, arrêtés il y a quelques jours, avec leurs armes dissimulées dans des sacs de pommes de terre.



Selon le général Kamanzi, ces individus voulaient attaquer la province en faisant jonction avec les groupes de Sultani Makenga. Le gouverneur du Nord-Kivu loue les efforts des forces de sécurité tout en invitant la population à redoubler de vigilance.



« Il y a quelques jours, je me suis adressé à la presse pour dénoncer l’incursion des éléments du M23, beaucoup de gens ont douté de cela, ça a suscité beaucoup de polémiques. Mais si nous nous retrouvons ici, c’est pour louer la bravoure des FARDC qui ont réussi à démanteler le réseau au niveau interne. Parce que, pour ceux qui ne le savent pas, le réseau se situe à deux niveaux : il y a le niveau externe et le niveau interne », a affirmé le gouverneur Paluku.



Le gouverneur a expliqué que le réseau au niveau externe est constitué de la troupe de Makenga, Mboleza et tous ceux qui ont quitté le camp de Bihanga « pour ceux qui y étaient et d’autres qui étaient dans des résidences luxueuses à Kampala, se sont dirigés à la frontière ».



« Et le réseau interne était constitué effectivement de ces gens qui devaient se joindre à ceux qui étaient à Bunagana et d’autres lançaient déjà une opération au niveau de la ville de Goma pour que ça s’embrase de partout », a poursuivi Julien Paluku. Il a regretté que certaines personnes aient minimisé cette situation « parce qu’ils en tirent profit ».



En dehors des éléments du M23, deux autres bandits armés ont également été présentés. Ils ont été attrapés en possession de 22 armes.



Réserves de la MONUSCO



La MONUSCO ne confirme ni n’infirme jusque-là la présence des éléments du M23 sur le sol congolais. Au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies organisée mercredi 18 janvier à Kinshasa, elle a affirmé ne pas disposer d’informations ni d’indices pouvant confirmer une telle présence, notamment dans le Nord-Kivu.



« Jusque-là, nous n’avons pas recueilli des informations ou des indices pouvant quand même confirmer la présence des éléments du M23 en République démocratique du Congo, mais le travail se poursuit », a déclaré le porte-parole de la MONUSCO, Félix Prosper Basse.



Les casques bleus ainsi que les aéronefs de la MONUSCO sont déployés pour vérifier ces allégations et assurer la sécurité dans la région, a par ailleurs précisé M. Basse.



« Du côté de la Monusco, nous avons déployé non seulement des troupes qui mènent des patrouilles à tous les postes d’entrée en RDC mais aussi en étroite collaboration avec nos collègues et partenaires des Forces armées de la République démocratique du Congo qui sont aussi sur le terrain, nous avons déployé aussi des aéronefs qui ont survolé et continuent à survoler la zone pour confirmer ou infirmer cette information-là », a assuré Félix Prosper Basse.



Le mécanisme conjoint de vérification se déploie dans la zone depuis lundi « en vue d’avoir une situation beaucoup plus claire concernant ces informations », a-t-il conclu.​
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