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*Ils continuent à offrir leurs bons offices aux discussions directes du Centre Interdiocésain. Pourtant, jusqu’à la dernière minute, la menace qu’ils brandissaient, celle de mettre fin à leur médiation, s’il n’y a point d’entente jusqu’au samedi 21 janvier à 0 heure, n’a eu de cesse de planer sur les esprits. Malheureusement, elle n’a pas suffi à pousser les composantes à décanter les divergences. Samedi dernier, tel que le vendredi 20 janvier, les travaux en plénière ont été reportés pour dimanche. Pour cause ? Les deux commissions avaient encore des points à fignoler sur le Conseil National de Suivi de l’Accord et sur la composition du Gouvernement ainsi que la problématique du mode désignation du Premier Ministre. Ces deux dernières matières, constituent les vrais pôles où les enjeux sont cristallisés.

‘’Les parties prenantes discutent encore du Comité national de suivi. Peut-être que la semaine prochaine, elles vont discuter du Gouvernement. Nous observons. Nous attendons ‘’, confiait douloureusement, l’Abbé Donatien N’Shole, porte-parole de la CENCO, aux professionnels des médias, le samedi 21 janvier 2017. Les discussions continuent mais l’attente de l’épilogue commence à se faire pressante dans l’opinion, même auprès des Evêques qui ont sacrifié leurs activités pastorales, pour venir au secours du pays qui était au bord de l’implosion. Le dimanche, la CENCO a fait le point sur la situation. Des échos du centre Interdiocésain, il ressort que la question du CNSA est quasiement terminée mais quelques points doivent être examinés au cours de la plénière de ce lundi et, sauf changement, les arrangements particuliers pouraient être ratifiés ce samedi 28 janvier 2017. Y aura-t-il encore report? La préoccupation perdure mais l’attente devient un calvaire.

Douloureuse attente

Au stade où en est, le Congo-Kinshasa qui se trouve dans une période préélectorale extraconstitutionnelle, l’impératif d’une entente politique saute aux yeux. Cependant, le bout du tunnel paraît toujours difficile à atteindre. Après la signature d’un Accord, le 31 décembre 2016, une forme de statu quo singulier est observable dans les échanges d’harmonisation des vues sur l’arrangement particulier. Cela, sur fond de passe d’armes entre les parties prenantes. Un diablotin dont le nom est à chercher, aurait élu domicile dans les détails des arrangements particuliers. Contre ce diablotin-là, les ‘’ave maria‘’ et ‘’pater noster‘’ ou, mieux, les rituels romains d’exorcisme ne semblent être d’aucune aide pour Marcel Utembi, Fridolin Ambongo, Nshole et autres princes de l’Eglise Catholique, susurre-t-on, dans divers milieux ouatés de Kinshasa.

La solution réside dans la volonté politique des acteurs autour du dispatching des responsabilités tant au sein du Gouvernement que du Conseil National de Suivi de l’Accord. Mais, aussi, sur le mode de désignation du futur locataire de la Primature. En cas de persistante de l’impasse, l’opinion s’attend à ce que les Evêques puissent mettre en jeu leur fameux plan de secours. Toutefois, des avancées notables sont enregistrées dans la commission censée s’appesantir sur le Conseil National de Suivi de l’Accord.

Quid du Plan B ?

La question préoccupe tant les politiques que les plus simples des congolais. Quel est le plan B de la CENCO ? En quoi consiste-t-il ? Est-ce une marche à l’instar de la tristement célèbre marche des chrétiens ? Les Evêques vont-ils livrer les fossoyeurs du dialogue inclusif à la vindicte populaire et celle de la communauté internationale ? Ce sont-là des questionnements qui restent, jusqu’ici, sans réponses. Mais, si rien n’avance aux négociations directes, tout peut arriver.
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