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*Deux matières font traîner inutilement les choses jusqu’au point de plomber les travaux axés sur l’Arrangement Particulier, un addendum, pourtant, très recherché, pour la mise en œuvre intégrale des prescrits de l’Accord, tel que conclu, le 31 décembre 2016, au Centre Interdiocésain, à la Gombe. L’épineuse question du choix du futur Premier Ministre et de son mode de désignation divise moins qu’elle n’unit les forces protagonistes engagées dans les discussions directes, depuis le 8 décembre 2016. Tout comme celle de l’affaire liée, spécialement, à la nomenclature, à la clé de répartition ainsi qu’au partage des postes ministériels, ne trouve aucun dénouement sérieux.

Les deux blocs continuent, curieusement, à se tirailler dans des discussions et échanges des paroles acérés à l’infini. Si bien qu’à ce stade, au regard du jeu de ping-pong auquel ils semblent, manifestement, se livrer, rien ne présage l’avènement d’une issue rapide. Au fond, la Majorité brandit l’argument du respect absolu de la Constitution, en ce qui concerne, précisément, le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat en matière de nomination d’un Premier Ministre. Alors que le Rassemblement rétorque, à son tour, en évoquant une des dispositions de l’Accord du 31 décembre qui dit, faut-il le rappeler, que le Premier Ministre sera issu de l’Opposition/Rassemblement. Du coup, le juridisme s’invite. Et, avec lui, tout le retard déplorable que l’on pourrait enregistrer. D’abord, le débat sur la primauté de la Constitution sur l’Accord de la CENCO. Puis, l’autre polémique sur la source de légitimité du pouvoir, après le 19 décembre 2016. Au niveau des postes, les ministères de souveraineté ne devraient pas être laissées entre les mains incertaines, soutient-on, du côté de la Majorité. Alors qu’au Rassemblement, l’exigence est portée à la hauteur du format ‘’fifty-fifty’’. Le critère de sélection édicté pour le partage du ‘’gâteau’’ pose, lui aussi, un tout nouveau problème. La Majorité parle du poids politique. Allusion faite au suffrage récolté, lors de dernières élections en 2011 dont les Députés, autrefois méconnus, doivent, paradoxalement, investir le futur Premier Ministre et ses 37 Ministres et 9 Vice-Ministres. Aux antipodes, le Rassemblement s’en tient à la notion primesautière du ‘’rapport des forces’’ sur terrain. Une manière, pour lui, de rappeler toute la ribambelle d’opérations de démonstration des forces, avec les effets pervers attribués aux journées folles des villes mortes, des cartons jaunes et autres. Des opérations qui, n’eût-été l’interposition des Evêques, auraient pu faire basculer le pays, dans un chaos aux conséquences désastreuses pour autant qu’elles portaient sur la fin du deuxième et dernier mandat du Président Kabila. Au fait, les deux camps s’affrontent à un rythme vertigineux. Et, les solutions, dans l’entretemps, s’étiolent. Au demeurant, face à la persistance du statu quo, des voix s’élèvent. La Majorité, depuis jeudi dernier, accuse le Rassemblement de rouiller la machine et de retarder le consensus. Le Rassemblement relève que la Majorité complique l’équation.

Espoir ?

Hier, tard, la nuit, les discussions en plénière, autour de la CENCO, tournaient autour du chronogramme et du timing de la transition. Plusieurs divergences étaient encore signalées, à l’exception du Conseil National de Suivi de l’Accord où quelques langues indiscrètes ont laissé entendre qu’il y aurait eu des avancées de dernière minute, sans trop de précisions. Tout compte fait, il y a lieu de noter qu’à cette allure, les travaux iraient de prolongation en prolongations. Et, si tout va bien, le cap est, dès à présent, mis sur le week-end prochain, vers le samedi 28 janvier, pour une probable signature de l’Arrangement Particulier. Déjà, Kamerhe, dans sa vitalité, craint qu’au cas contraire, une solution ne soit imposée aux congolais de l’extérieur par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. ‘’Ce serait, alors, une honte’’, a-t-il déclaré, ce week-end, à Kinshasa.
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