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Les parties prenantes aux discussions directes entre le pouvoir et l’opposition ont trouvé lundi 23 janvier un compromis sur la composition du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA). Depuis la signature de l’accord le 31 décembre dernier, les deux parties discutent des modalités de mise en œuvre de l’accord. La composition du conseil de suivi faisait partie des principaux points de divergence. Sa présidence a été accordée à Etienne Tshisekedi. L’attribution des vice-présidences divisait les parties.


Selon Florentin Mokonda Bonza, qui prend part aux discussions pour le compte de l’Opposition républicaine, les participants se sont mis d’accord pour qu’aucun vice-président n’ait de préséance sur un autre.


« S’agissant des trois vice-présidents, nous avons abandonné le principe de la hiérarchisation et nous avons convenu que le président et les vice-présidents formeront un présidium. Chaque vice-président aura des attributions bien précises. Si le président s’absentait, les trois vice-présidents vont signer de manière collégiale », explique Florentin Mukonda Bonza.



Le poste de rapporteur est confié à la Société civile signataire de l’accord du 18 octobre et celui de questeur va revenir au Rassemblement de l’opposition.



M. Mukonda Bonza détaille la composition de la plénière du CNSA :


« Les 28 sièges au niveau de la plénière sont repartis de la manière suivante : il y en a neuf pour la Majorité présidentielle, six pour le Rassemblement, quatre pour l’opposition politique signataire de l’accord du 18 octobre, quatre pour le Front pour le respect de la constitution, deux pour l’opposition républicaine et trois pour la société civile. »



La CENCO offre ses locaux situés à l’immeuble Reine de la Paix pour abriter provisoirement les bureaux du CNSA.



Ce mardi, les discussions sur l’application de l’accord vont se poursuivre au sujet de la commission gouvernance. Il s’agira de trouver un consensus sur la répartition des quotas au gouvernement et le mode de désignation du Premier ministre.



Le pouvoir voudrait que le Rassemblement de l’opposition propose les noms de plusieurs personnalités pour que le président Kabila choisisse celle qui va être désigné Premier ministre. Le Rassemblement estime qu’aux termes de l’accord, le président n’a pas à choisir. Il devrait plutôt nommé la personne désignée par l’opposition.



L’accord du 31 décembre a été signé pour permettre la gestion de la RDC jusqu’à l’élection présidentielle. Ce scrutin qui devait se tenir l’année passée n’a pas été organisé. L’accord de la Saint Sylvestre prévoit qu’il ait lieu « avant fin 2017 ».
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