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Eve Bazaïba annonce la signature très bientôt de ce texte par leur plateforme. D’ores et déjà, le changement d’avis du Front pour le respect de la constitution vide de toute sa substance, le fameux " grief " d’absence d’inclusion, formulé à charge du compromis politique du Centre interdiocésain.

Il n’est plus que question d’heures si pas de jours, pour que le Front pour le respect de la constitution de la RDC signe, finalement, le compromis politique du 31 décembre dernier. Mme Eve Bazaïba Masudi, coordonnatrice de cette plateforme politique et secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), l’a déclaré hier jeudi 5 janvier, au sortir d’une rencontre avec le bureau de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), au siège du parti cher à Jean-Pierre Bemba Gombo, situé sur l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa Vubu.
"Nous nous sommes très pressés à aller aux élections, parce que c’est le seul mode qui nous intéresse à accéder au pouvoir. C’est le mode constitutionnel. La non-signature de l’accord politique du 31 décembre par le Front pour le respect de la constitution n’est pas un problème. Incessamment, nous allons apposer notre signature au bas de ce compromis politique parce que la CENCO a compris que nos revendications sont du reste fondées", a déclaré cette ancienne sénatrice, présidente de la Commission socioculturelle de la chambre haute du Parlement, élue députée nationale à l’issue des législatives de 2011.
Détendue et confiante, Eve Bazaïba Masudi a, par ailleurs, affirmé que les médiateurs ont finalement compris le bien-fondé des revendications de sa plate-forme, sans les énumérer, qui ont motivé les sociétaires du Front pour le respect de la constitution à ne pas signer l’Accord du Centre interdiocésain. Aux premières heures, le refus de cette plateforme politique de s’engager dans le consensus du 31 décembre dernier, faisait quand même problème. Sinon, comment comprendre que les mêmes délégués du Front qui ont participé aux discussions directes entre les signataires et les non-signataires de l’Accord politique du 18 octobre dernier à la cité de l’Union africaine, puissent par la suite, se dire ne pas être concernés. Réponse de l’abbé Donatien
Nshole, secrétaire général de la Cenco : " Ce refus n’est pas lié au contenu même de ce texte. Plutôt au partage de pouvoirs. "
"Le Front est frustré et estime qu’on n’a pas eu assez de considération pour lui. Ce, dans la mesure où lui qui a renoncé au gouvernement, espérait occuper l’unique poste restant, à savoir la présidence du Conseil national de suivi de l’accord. Ce qui n’a pas été le cas. Partant, le Front pour le respect de la constitution n’a pas trouvé juste que la Primature soit donnée au Rassemblement et la présidence du Conseil national de suivi, au président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi qui, au demeurant, se trouve être en même temps le président du comité des sages de cette même plateforme de l’Opposition", a expliqué le prêtre catholique, cité par notre consœur Radio Okapi.

UNE AVANCEE SIGNIFICATIVE
" L’Accord du 31 décembre 2016 est un ace de raison et de responsabilité ", dixit Lambert Mende, dans une conférence de presse le mardi 3 janvier. Perfectible, ce compromis politique l’est tout naturellement. Dans le contexte actuel de la situation politique en RD Congo, les différents protagonistes devraient prendre l’exacte mesure de la situation e placer le curseur au bon endroit. Pour le coup, il s’agit de faire preuve de volonté politique pour participer tous, non seulement à la préservation de la paix, mais aussi et surtout, à l’atteinte des objectifs poursuivis en cette période de transition, que tous souhaitent courte. Parmi ces défis à relever, figure en pole position, l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes, gage de légitimité des institutions du pays et de leurs animateurs.
Malheureusement. De la Cité de l’Union africaine au Centre interdiocésain, les différents discours et postures politiciennes ne semblent pas du tout traduire une volonté commune d’aller vite. Bien au contraire. Des acteurs politiques rd congolais, experts en prétextes, ménagent des efforts pour faire retarder les choses. Ce qui parait à tout le moins antinomique à ce qu’ils entendent présenter comme l’ultime objectif du combat de leurs loges politiques respectives. Alors, de qui se moque-on ?
Après la date du 20 décembre 2016 marquant la fin conditionnelle du second mandat du Président Joseph Kabila, il est donc supposé que la période de transition prenait effet le jour suivant. Ce qu’il faut souligner ici, c’est qu’au-delà des tractations actuelles autour d’une gestion consensuelle de la transition, le Chef de l’Etat se trouve être le meilleur gagnant, dans la mesure où son sort avait déjà été réglé par la constitution qui, au terme de l’alinéa 2 de son article 70, lui demande de rester en fonction jusqu’à installation du nouveau président élu. Et donc, Si Joseph Kabila conserve son fauteuil jusqu’à ce jour, ce n’est ni par la volonté des participants au dialogue de la Cité de l’Union africaine ni celle des parties prenantes aux discussions directes entre les signataires e les non-signataires de l’Accord du 18 octobre.
Pour le reste, il appartient à la classe politique de faire en sorte qu’à échéance, le même scénario ne puisse se répéter. Pour cela, il n’existe pas deux manières de faire, si ce n’est d’aplanir les divergences pour que la transition actuelle puisse démarrer sur des bases solides. Compte tenu des contraintes de temps la recherche d’inclusion brandie par les uns et les autres, soit pour ne pas signer tel Accord, soit pour ne pas l’appliquer, ne doit pas continuer à demeurer comme un idéal jamais atteint. Sinon, le temps perdu présentement finira par rattraper tout le monde.
Tout bien considéré, des analystes avisés estiment (avec raison ?) que le " re(re)tour " du MLC au Centre interdiocésain est une avancée significative dans la mise en application effective de l’Accord du 31 décembre.
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