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C’est un Moïse Katumbi au discours hautement républicain qui a répondu aux questions de Radio Okapi. Comme s’il donnait le " la " d’une transition apaisée, l’opposant Katumbi se veut conciliant, prompt à pardonner au nom de l’intérêt général. Forum des As reprend cette interview.
Dans une interview accordée à Radio Okapi, l’opposant Moïse Katumbi s’est réjoui de l’accord signé le 31 décembre dernier par le pouvoir et l’opposition sous l’égide de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Ce compromis politique prévoit que le président Kabila dont le dernier mandat constitutionnel s’est achevé le 19 décembre restera en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur élu.
L’opposition doit diriger un gouvernement de transition jusqu’aux nouvelles élections prévues fin 2017.
Moïse Katumbi salue un " accord historique " qui devrait permettre l’alternance.
Depuis l’Europe où il se trouve officiellement pour des soins médicaux, il a répondu à nos questions.

Radio Okapi : Le 31 décembre, les participants au dialogue ont signé l’accord global et inclusif sous l’égide de la CENCO. Comment réagissez-vous ?
Moïse Katumbi : Je voudrais d’abord féliciter les gens qui ont signé. Je voudrais aussi féliciter la CENCO et, surtout, le peuple congolais. C’est un accord historique pour notre pays. Ce sera la première fois qu’on aura la première alternance dans notre pays. Pour moi, c’est une très grande joie. Le Rassemblement voulait bloquer à cause de moi. J’avais envoyé un message très clair en disant que le plus important c’est le pays, ce n’est pas un individu.

Pourquoi félicitez-vous la CENCO et les parties prenantes au dialogue ?
Dans la vie, il faut reconnaître quand quelqu’un fait du bien. J’ai félicité la Majorité présidentielle. J’ai félicité le président de la République. J’ai félicité aussi le Rassemblement et le peuple congolais.
Dans la vie, il faudrait savoir aller de l’avant, voir d’abord l’intérêt du pays et de la population congolaise. La première alternance va nous amener beaucoup de choses dans notre pays. J’étais en train de prier pour ça. Dieu a entendu nos prières. Les Congolais sont des gens qui prient beaucoup. Je crois que le plus important pour nous, c’est cet accord qu’on vient de signer.

Le compromis politique signé exclut la possibilité pour Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Il exclut aussi toute possibilité de tenter d’organiser un référendum ou de modifier la constitution. Quel est votre commentaire ?
C’est une très grande joie pour moi. Vous savez, il y a eu des millions de morts dans notre pays. Le jour où le président partira, quand il y aura la première alternance, il sera reconnu que c’est le président qui est parti qui a laissé la démocratie dans notre pays. C’était le plus important pour la population congolaise. Le plus important pour nous, c’est voir l’avenir. Oublions le passé. Voyons l’intérêt de notre pays, voyons comment nous allons soulager la misère du peuple congolais. La population souffre énormément aujourd’hui. Si nous politiciens continuons à nous battre pour ne pas avancer, ce n’est pas bon pour le pays.

Quels sont vos rapports actuels avec le président Kabila ?
Je n’ai pas de mauvais rapport avec le président de la République. Je me battais pour avoir la première alternance dans notre pays. Je suis un chrétien. Je n’ai jamais eu de problèmes avec quelqu’un d’autres.

Comment se présente votre agenda politique. Vous êtes parti pour ne plus revenir ?
Je suis confiant sur mon dossier. Le plus important pour moi, c’est l’intérêt du pays. Ce que je voudrai voir, ce que les Congolais me demandent aujourd’hui, c’est la première alternance dans notre pays. Il y a eu la guerre. On a même eu un gouvernement 1+4. Personne n’avait gagné la guerre. Dieu nous avait aidé. La communauté internationale nous avait aidé pour avoir un accord et la nouvelle constitution. Je me réjouis parce que nous allons avoir une élection crédible cette année-ci. Et nous allons avoir la première alternance. La première alternance, c’est plus que même l’indépendance de notre pays. Nous devons travailler ensemble en tant que Congolais et surtout prêcher l’amour du prochain. Nous devons pardonner les gens qui ne nous aiment pas. Nous devons prier pour eux. Je voudrai voir un Congo prospère. C’est le plus important pour moi.
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