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John Peter Pham, du think tank américain Atlantic Council pourrait être nommé au poste du Sous-secrétaire américain aux Affaires africaines, ce qui n'est pas du tout une bonne nouvelle pour Kinshasa. Explications.
Selon des sources concordantes, le président élu des Etats-Unis Donald John Trump pense à nommer le chercheur américain d’Atlantic Council John Peter Pham au poste de sous-secrétaire aux Affaires africaines. Ce natif de Paris, d’origine vietnamienne, semble finalement être un hostile au régime de Kabila.

En effet, il dirige le bureau Afrique du think tank américain Atlantic Council, qui n’est autre que l’organise qui a invité l’opposant Moïse Katumbi a s’exprimer, par deux fois, sur la situation politique en République démocratique du Congo, critiquant sévèrement le président Joseph Kabila.

En outre, en décembre dernier, l’homme qui parle parfaitement français et anglais a déclaré: « il est que les Etats-Unis cessent de reconnaître Joseph Kabila comme Chef d’Etat, car, selon sa propre constitution, il n’est plus président« .


Alors que les relations entre l’Administration Obama et Kinshasa sont tendues, l’arrivée de Donald Trump devrait finalement sonné comme un tournant. Nommé au poste d’Envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs en remplacement de Russ Feingold le 6 juillet 2016, Tom Perriello a annoncé quitter son poste pour postuler au gouvernorat de la Virginie. Une nouvelle accueillie positivement du côté du pouvoir de Kinshasa, qui a longtemps croisé le fer avec l’officiel américain.

Si le Porte-prole du gouvernement, le ministre Lambert Mende s’est refusé « tout commentaire », des cadres de la Majorité Présidentielle (MP) n’ont néanmoins pas caché leur « soulagement » concernant ce départ de Tom Perriello.

« C’est un changement qui devait arriver car la nouvelle administration va sûrement changer des choses dans la politique étrangère des Etats-Unis« , explique un haut cadre de la MP qui a requis l’anonymat à Politio.cd.

Les rapports entre l’officiel américain et les autorités de Kinshasa sont tendus depuis son « obstruction physique» et « agression verbale » de la part d’un cadre du parti au pouvoir, alors qu’il était sur le point de prendre son avion à l’aéroport de N’djili pour rentrer dans son pays le 18 septembre. Dans un communiqué publié lundi 19 septembre, le Département d’Etat américain avait vivement protester contre cet incident.

« Tom Perriello a fait de la crise congolaise une affaire personnelle, aujourd’hui nous avons l’occasion d’avoir une nouvelle lecture de l’Adminsitration américaine sur la situation en RDC. Ce qui est bénéfique pour notre pays car, tout en étant souverains, nous avons besoin d’un partenariat constructif avec Washington et l’Administration Trump parait offrir une coopération bilatérale plus franche et responsable que celle d’Obama« , poursuit-il au téléphone de Politico.cd

L’administration Obama qui a longtemps menacé le pouvoir de Kinshasa est passé en exécution en juin dernier en sanctionnant d’abord le chef de la Police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama. Le général Gabriel Amisi Kumba, actuel commandant de la 1e zone de défense du pays, ainsi que le général John Numbi, ancien inspecteur de la police nationale, ont été également placés sur la liste noire par le département du Trésor américain en septembre dernier.

En décembre dernier, le département américain du Trésor a imposé des sanctions ciblées à l’encontre de deux fonctionnaires congolais, l’ancien Vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur et de la sécurité Evariste Boshab et l’ administrateur général de l’Agence nationale de renseignements Kalev Mutondo.

L’élection surprise de Donald Trump à la tête des Etats-Unis en novembre dernier a pourtant été bien accueillit par le Pouvoir congolais, qui voit d’un bon oeil l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.
politico.cd
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