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*Phagocytées et enchevêtrées dans le marigot ‘’politicien’’ congolais, les discussions directes engagées autour de la CENCO, depuis le 18 janvier 2017 sur l’arrangement particulier, tournent au vinaigre. Plus rien n’y va, ni ne marche. Aucune avancée significative dans le sens de la mise en œuvre intégrale de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre. Alors que les jours passent…

Au niveau du Conseil National de suivi de l’Accord, la Majorité dénonce ce qu’elle appelle ‘’coup d’Etat’’ en raison de sa minorisation numérique, avec les exigences du Rassemblement qui, selon elle, cherche à arracher 24 postes, tout en ne lui laissant que 4 sur les 28 que doit compter cette nouvelle institution d’appui à la démocratie.

Bien plus, la Majorité, dans une déclaration politique, distribuée, hier, comme du petit pain dans les médias, à Kinshasa et en ligne, insiste sur la plénitude des prérogatives constitutionnelles reconnues à Joseph Kabila, en tant que Chef de l’Etat qui, en principe, doit primer sur les autres considérations éparses.

Pour elle, en effet, le Rassemblement, en ce qui concerne, par exemple, l’épineuse question du mode de désignation du futur Premier Ministre, est tenu de présenter au moins cinq noms des personnalités candidates au Président de la République, pour lui permettre de désigner en toute prérogative et en toute sérénité, la personnalité à nommer à ce poste et appelée à être son premier et principal collaborateur.

La Majorité précise, par ailleurs, que cette exigence est constitutionnelle. Elle relève, du reste, de la rationalité politique qui, logiquement, reconnaît au Chef de l’Etat en fonction, le droit de refuser et donc, de désigner un Premier Ministre, selon le pouvoir discrétionnaire.

Et, pour en venir à bout de cette querelle, presque byzantine et axée, curieusement, sur un jeu pernicieux des mots et des lettres, comme s’il s’agissait d’un concours de la sémantique aux humanités gréco-latines, la Majorité Présidentielle lance, ici, un dernier cri d’alarme et invite Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le Président du Comité des Sages du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement, à peser de tout son poids, pour épargner au peuple congolais ainsi qu’au processus électoral en cours, les désagréments d’une crise somme toute voulue et planifiée. Ceci comporte le risque d’anéantir, en définitive, tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, si l’on s’obstinait à remettre en cause les mandats électifs et à marcher sur la Constitution.

Plus loin, dans cette même déclaration tonitruante, la Majorité accuse le Rassemblement du manque d’esprit d’ouverture et de déficit de bonne foi. Ceci se traduit notamment, par une attitude de provocation visant à créer, désespérément, une nouvelle crise factice, en bloquant la progression normale des discussions directes.

Et, pourtant, il n’est jamais trop tard, pour mieux faire, dit-on. D’où, l’appel de la Majorité à la conscience républicaine de chaque partie prenante et au respect de la Constitution. Elle plaide également sur le retour à la nomenclature constitutionnelle, à savoir : la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société, pour garantir l’équité dans le traitement de toutes les questions consécutives à la répartition des postes durant cette période charnière au cours de laquelle, tous les efforts doivent être déployés pour remettre le processus politique sur les rails de l’embellie et offrir ainsi aux congolais, la possibilité de choisir leurs futurs dirigeants, lors des joutes électorales, dans les échéances consensuellement tracées et convenues, sous la barbe des Evêques et l’œil inquisiteur de la communauté internationale.

LPM



République Démocratique du Congo

MAJORITE PRESIDENTIELLE «M.P»

SECRETARIAT GENERAL

COMMUNIQUE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

La Majorité Présidentielle salue la reprise, ce 18 janvier 2017, des échanges directs au Centre Interdiocésain de Kinshasa comme l’expression commune de la volonté de la Majorité et de l’Opposition de mener à bonne fin le dialogue convoqué par le Chef de l’Etat pour l’intérêt majeur de notre Démocratie et du Peuple Congolais dans le respect intégral de la Constitution en vigueur dans notre Pays.

Il est ainsi entendu que toutes les prérogatives constitutionnelles reconnues au Président KABILA en tant que Chef de l’Etat jouent et doivent jouer pleinement.

Dans cet ordre d’idées, et conformément à la pratique en la matière, le Rassemblement est tenu de présenter au moins 5 noms de personnalités candidates au Poste de Premier Ministre pour lui permettre de désigner en toute prérogative et en toute sérénité, la personnalité à nommer à ce poste et appelée à être son premier et principal collaborateur.

Cette exigence est conforme à la rationalité politique qui reconnaît au Chef de l’Etat, le droit de refuser et donc, de désigner un Premier Ministre, selon le pouvoir discrétionnaire qui lui est reconnu.

Ceci est de pratique constante depuis la naissance de la 3ème République.

La Majorité Présidentielle appelle, par ailleurs, le Président du Comité des Sages du Rassemblement à peser de tout son poids au sein de l’Opposition pour épargner au Peuple Congolais et au processus électoral en cours, les désagréments d’une crise de toute évidence voulue et planifiée au risque d’anéantir tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par l’Accord de la Saint Sylvestre en remettant inutilement en cause la compétence du pouvoir législatif que nous nous sommes tous engagés à reconnaître à travers et par le respect intégral de la Constitution.

La Majorité Présidentielle regrette, pour le dénoncer, le manque d’esprit d’ouverture et de bonne foi dans le chef de l’Opposition politique à l’occasion du débat en cours sur le Conseil Chargé du Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Contrairement à l’engagement solennel de toutes les parties prenantes de respecter la Constitution dans son intégralité et dans le but évident de fausser le jeu démocratique en contournant les lois en la matière, l’Opposition politique présente des propositions qui ignorent superbement les pertinentes dispositions de la Constitution qui classifient la classe politique en Majorité et Opposition, en se présentant en ordre dispersé pour exiger 24 postes sur les 28 du Conseil National à pourvoir, ne laissant à la Majorité que 4 postes.

Autant dire qu’il s’agit d’un coup d’Etat contre la Majorité Présidentielle minorisée à dessein et par cynique calcul.

Cette attitude de provocation est inacceptable et constitue la preuve évidente de la volonté de l’Opposition de susciter une atmosphère factice de crise en bloquant la progression normale des travaux dans le but de réaliser son dessein de chaos et d’instaurer un régime d’exception.

La Majorité Présidentielle en appelle à la conscience républicaine de chaque partie prenante et au respect intégral et non discriminatoire de la Constitution pour éviter à notre Peuple, la désespérante perspective d’un avenir incertain et maudit que certains prophètes, mieux, artisans des malheurs leur promettent.

Soucieuse du respect scrupuleux de la légalité et de la sauvegarde de la paix sociale, la Majorité Présidentielle convie toutes les parties prenantes à revenir à la nomenclature constitutionnelle reconnue, à savoir, la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société Civile.

Tel est le seul critère valable à même de garantir l’équité de traitement entre les parties prenantes et la bonne foi des débats.

Fait à Kinshasa, le 19 Janvier 2017

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO

Porte-Parole


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